6 Juillet 2026
/image%2F0651388%2F20260706%2Fob_412e16_geluck-l-avenir-6-1x5-3.jpg)
Au printemps prochain, à l’heure où les fleurs s’épanouissent, la France aura un nouveau président de la République, ce qui sera une bonne chose car nous nous sommes assez vite lassés (comme d’habitude) de celui que nous avons. Encore faudra-t-il être là pour le voir et les chances d’y être s’amenuisent avec le temps, un temps qui peut être abrégé si la Russie ou l’Iran font la bombe, la première énervée par ces Ukrainiens qui n’apprécient pas spécialement l’opération en cours, et le second pour accélérer la fin du monde promise par leur dieu miséricordieux.
Il est fort possible que s’affronteront en finale un produit de l’entreprise politique Le Pen et le pépé Bolivarien qui tient encore bon la rampe, ce qui ne l’empêche pas de glisser de plus en plus bas vers le fond. L’un comme l’autre serait heureux de se confronter, car pour l’un comme pour l’autre c’est leur meilleure chance de sortir vainqueur de la confrontation. En fait, ils sont semblables : à l’intérieur, ils veulent accélérer le désastre économique et à l’extérieur, ils sympathisent avec des dictatures, qu’ils aimeraient peut-être imiter. Ce qui les séparent, c’est l’immigration : le Bolivarien veut une France d’immigrés pour remplacer les « tout blancs, tout moches », le RN en veut le strict minimum pour ramasser les ordures.
Si le Bolivarien est remplacé par un troisième homme (ou femme), le candidat du RN a moins de chance de l’emporter face à lui, c’est sans doute la raison pour laquelle les troisièmes larrons sont si nombreux et plus ils sont nombreux et moins ils ont de chances de se retrouver face au candidat(e) du RN par la division des voix. C’est cette perspective de gagner qui fera perdre le troisième homme. On ne compte plus les candidats qui veulent s’immiscer dans le couple RN/LFI, dont des revenants comme Hollande (qu’un dernier sondage placerait en tête pour le « peuple de gauche ») son ex-épouse Ségolène Royal qui se dit toujours disponible pour n’importe quoi et dont la soif de pouvoir est inextinguible, Villepin qui n’hésiterait pas à abandonner ses affaires juteuses pour s’occuper de la France en enfourchant quelques chevaux de bataille de la gauche, les enfants Macron qui veulent tuer le père, des socialistes et des républicains à la dérive qui veulent faire acte de présence et même des écologistes qui veulent prendre le frais à l’Elysée, sans compter les quelques candidats chroniques qui se présentent à chaque élection présidentielle pour avertir le monde qu’ils ne sont pas encore morts et profiter du temps imparti dans les médias pour débiter le même discours rôdé depuis des années que personne n’écoute... La liste serait trop longue des personnalités qui n’excluent pas de se présenter, ce qui prouve bien que le ridicule ne tue plus.