4 Juillet 2026
Tout la monde sait que la France n’est pas en forme et tout le monde aimerait que les personnalités politiques, notamment celles qui prétendent vouloir diriger le pays à partir de 2027, nous exposent leur plan pour la remettre d’aplomb. En dehors de la perspective proposée par Mélenchon qui envisage plus ou moins de faire de la France un nouveau Cuba ou un nouveau Venezuela sur lesquels il n’a pas tari d’éloges, ce qui laisse supposer que ce sont ses modèles, les autres opposants au gouvernement actuel se bornent surtout à polémiquer dès que se présente l’occasion de le faire.
Nous avons eu la sortie des écologistes accusant le gouvernement d’être responsable de 10000 morts provoqués par la canicule, tuant prématurément au passage quelques milliers de personnes encore vivantes. Désastre largement anticipé et accusation plutôt injuste contre le gouvernement actuel, motivant le dépôt d’une motion de censure le 2 juillet, afin de dénoncer sa mauvaise gestion de la canicule et son inaction climatique. Le texte sera débattu dans l’hémicycle le 6 juillet et sera soutenu par LFI. Remarquons tout de même que la France est plutôt une bonne élève pour son action climatique, quant à la gestion de la canicule, on peut reprocher aux gouvernements successifs le retard en matière de climatisation des écoles et des hôpitaux en notant cependant que la climatisation n’a pas la faveur de nos écologistes qui ne sont pas à une contradiction près. En fait, leur rêve serait de se coucher sans rien faire pour ne pas émettre des gaz à effet de serre, en demandant aux bovidés d’arrêter de brouter.
Nos élus montrent à nouveau quelles sont leurs priorités en se déchainant (Retailleau parle même d’une invitation au chaos en raison des manifestations du 1er mai qui vont précéder le 2ème tour) contre les dates choisies par le gouvernement pour les élections présidentielles de 2027. D’après ce que j’ai lu « il n’existait que deux possibilités compatibles avec les délais fixés par la Constitution : les 11 et 25 avril ou les 18 avril et 2 mai. Les deux options présentaient la même difficulté : elles entrent l’une comme l’autre en collision avec le calendrier des vacances de printemps, qui s’étaleront du 3 avril au 2 mai. Avant de prendre sa décision, l’Élysée a consulté les différents partis. La gauche s’est en effet plutôt prononcée en faveur des dates les plus tardives, comme le RN », ce qui n’a pas empêché ce dernier de protester contre ce choix qui favoriserait la gauche. Notons que si la « gauche » manifeste le 1er mai avec ses habituels alliés casseurs, la droite et le RN en sortiront probablement bénéficiaires dans les intentions de vote.