10 Juillet 2026
Michel Houellebecq, dans une chronique (écrite avec Laurent Frémont, enseignant à Sciences Po) contre la loi en discussion à l’Assemblée Nationale sur l’aide active à mourir, a déclaré : « un mourant coûte, un mort ne coûte rien ». Décevant. Ayant lu les livres de Houellebecq, je sais que cet écrivain a parfois l’esprit tordu pour ne pas dire malsain, mais comment peut-il projeter une telle bassesse sur l’esprit des autres ? Il y a, bien sûr, des arguments philosophiques ou religieux contre l’acte crucial de donner la mort à son prochain, même si elle librement réclamée par celui-ci, mais penser que ceux qui proposent aux Français (qui n’ont pas les moyens d’aller à l’étranger) de disposer à l’heure de la mort de cette liberté dans des conditions bien précises, puissent le faire par souci d’économie est proprement indigne.