J’ignorais que la dénomination de hantavirus pour désigner le virus livré récemment par un bateau de croisière venait du nom de la rivière Hantaan située à la frontière des deux Corées, virus qui avait infecté les soldats dans les années 1950 pendant la guerre de Corée. Cette nouvelle épidémie a rallumé les cerveaux avides de complots biologiques, en pause depuis la pandémie de Covid-19, et leurs porteurs ont rapidement sorti de leur holster la nouvelle arme biologique destinée à asservir l’humanité par l’intermédiaire d’un futur vaccin qui aurait le double intérêt d’empoisonner le monde - c’est-à-dire les survivants de l'hécatombe provoquée par le vaccin à ARN contre le SARS-Cov-2 - et d’enrichir Big Pharma qui finira par ne plus avoir de clients à qui vendre ses poisons à force de les empoisonner.
Ce sont toujours les mêmes qui fabulent et qui ressortent si possible l’ex-professeur Raoult de la naphtaline comme caution scientifique. Ce dernier est apparu sur la chaîne YouTube d’Idriss Aberkane dont j’ai eu jadis l’occasion de lire quelques articles parus dans Le Point, la rédaction du magazine ayant sans doute été impressionnée par les faux diplômes dont se targuait le susnommé. Pendant cette prestation le faux diplômé a tout de même montré l’étendue de ses connaissances en remarquant finement : « Vous avez l’hantavirus : ça y est, le mot est lancé. Vous avez même cette espèce de petite facétie de l’histoire que hanta signifie « arnaque » en hébreu… ». Evidemment ce n’est pas par hasard, de là à penser que les Juifs infectent les rats par l’hantavirus comme on les accusait d’empoisonner les sources d’eau pendant les épidémies de peste au Moyen-Âge, il n’y a qu’un pas et par les temps qui courent, il devient aisé de le franchir.