Géographie appliquée
J’ai appris la géographie il y a fort longtemps, mais je la révise régulièrement. Il suffit qu’une guerre ou qu’une menace de guerre surgisse pour que les médias nous illustrent par des cartes les pays en conflit et leurs voisins. En dehors des guerres oubliées en Afrique que personne n’illustre car elles n’intéressent pas grand monde, les cadavres n’ayant pas tous la même odeur.
Je ne connaissais pas la carte de l’Ukraine, à présent je la connais, mais j’ai encore un peu de mal à retenir les noms des villes, sauf celles qui sont régulièrement bombardées par les Russes. Je sais maintenant que le nom de sa capitale n’est pas Kiev mais Kyïv en ukrainien et le Donbass n’a plus de secret pour moi… enfin ce qu’il en reste.
Donald Trump salivant devant le vaste Groenland, j’ai pu en voir la carte pleine de vide que son rêve remplit de ressources futures.
J’ai eu un moment la carte du Venezuela sous les yeux, un pays dont les Américains ont piqué le dictateur Maduro que tout le monde semble avoir oublié (sauf Mélenchon, peut-être).
Quant au Moyen Orient, on ne peut échapper à sa carte, c’est probablement la carte que l’on voit le plus souvent et depuis de nombreuses années. Elle est aujourd’hui centrée sur l’Iran qui nous surprend par ses dimensions et ses nombreux voisins. Depuis peu, j’ai appris les contours du sphincter d’Ormuz responsable d’un arrêt du transit qui confine à l’occlusion ce qui donnera mauvaise mine à tout le monde, c’est un coin où les maladies sont vite contagieuses.