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Le « Mission impossible » de 2025, « The final Reckoning », largement étoilé par nombre de critiques, comme il passait à la TV hier soir, nous n’avons pas voulu rater cette cuvée. Au final c’est elle qui ne nous a pas raté. Comme souvent l’intrigue est squelettique et incompréhensible dans ses détails, tournant autour de la recherche d’objets dont la signification nous échappe mais dont dépend l’avenir de l’Humanité. Les dialogues sont indigents et quand ils existent, ils deviennent pseudo-philosophiques avec de bons sentiments étalés comme de la confiture sur une tartine « made in USA ».
Le thème est celui d’une intelligence artificielle devenu autonome cherchant à dominer le monde, détruire l’Humanité pour recommencer à zéro, on se demande avec qui. Un vilain cherche bien sûr à s’en emparer. On sait tout de suite que cette IA veut contrôler les arsenaux nucléaires, elle y arrive petit à petit en commençant par ces nigauds de Français, mais les autres pays sont atteints les uns après les autres, seuls les USA conservent le contrôle de leur arsenal. Sa Présidente, une femme afro-américaine (ce qui montre clairement le triomphe du wokisme) hésite à l’utiliser alors qu’elle est entourée de généraux belliqueux qui veulent en découdre à titre préventif.
C’est que la Présidente des USA avait fait appel au préalable à Tom Cruise, lui priant de revenir pour sauver l’Humanité, c’est en effet sa spécialité, et il finit par céder devant l’urgence. Comme nous tous, Tom Cruise a un peu vieilli, il est un peu bouffi, et son visage est devenu encore plus figé, il n’exprime rien sinon une grimace de souffrance dans les scènes d’action et on le comprend car elles sont toujours très inconfortables. On le voit courir très vite et longtemps sans jamais être essoufflé. Il est petit mais costaud.
Une de ces scènes se passe dans un sous-marin russe où Tom trouve des marins russes morts et flottants car les autorités russes ont la triste habitude de ne pas secourir les équipages en perdition, ce qui n’est pas très chrétien pour des orthodoxes. Tom y cherche un objet. C’est une recherche longue, très longue, le héros déambule dans une succession de compartiments sous des trombes d’eau dont on se demande pourquoi elles existent puisque le sous- marin est entièrement envahi par l’eau. Cette déambulation qui n’a aucun intérêt, ni pour le spectacle, ni pour l’intrigue, est interminable et on finit par être plus épuisé que Tom Cruise dans son scaphandre inconfortable.
Pour les gens claustrophobes, la deuxième scène d’action est revigorante car elle se passe en plein air où Tom s’accroche désespérément à un avion piloté par le vilain et celui-ci se livre à des manœuvres perverses pour s’en débarrasser, évidemment sans succès.
Mais laissons Tom accroché cette fois à son parachute qui a miraculeusement poussé sur son dos, pour nous rendre dans le blockhaus considéré comme inviolable où se trouvent les infrastructures de l’IA. On est surpris par ce bâtiment qui ressemble à un hall de gare où tout le monde peut entrer et sortir, sans alarme et sans gardien. Il est vrai que Tom est en l’air et n’est pas disponible pour liquider d’éventuels gardiens féroces. Le but du film est de mettre hors service cette putain d’IA. Des femmes qui n’y connaissent rien vont s’en charger sous la direction d’un spécialiste très handicapé par un pneumothorax dont il a fait le diagnostic et dont il a dirigé le traitement administré par une main féminine, alors qu’une autre main féminine suit les ordres du spécialiste en situation de handicap avant qu’il ne s’évanouisse afin de déconnecter l’IA et sauver l’humanité
Tom Cruise a bien mérité la poignée de main virile qu’une grosse légume américaine est venue lui serrer dans ce champ désert ou il vient d’atterrir et l’on se demande comment la grosse légume a pu le savoir et être présent au point d’atterrissage de Tom, à moins d’y avoir poussé.
Voir ce film jusqu’au bout le premier jour de l’année fut une mission impossible que nous avons réussie mais qui s’effacera très vite de notre mémoire.