Parmi les cinq premières personnalités préférées des Français, quatre ne sont pas des Français dits « de souche » : le premier est juif (J.J. Goldman), le troisième d’origine italienne (Francis Cabrel), le quatrième d’origine sénégalo-mauritanienne (Omar Sy) et le cinquième d’origine maghrébine (Zinédine Zidane). Quant au deuxième (Florent Pagny) il a eu quelques démêlés avec le fisc français.
On doit saluer ce choix des Français qui montre à l’évidence que la majorité d’entre eux n’est ni xénophobe, ni raciste, ni antisémite.
Pourtant, dans les cinquante premières personnalités préférées des Français on ne trouve que deux personnalités politiques et ce sont Jordan Bardella (d’origine italienne) et Marine Le Pen à la tête d’un parti dont les racines sont xénophobes, racistes, et antisémites et elles persistent par nombre de leurs militants même si l’on s’efforce de les enfouir pour qu’elles n’affleurent pas trop.
Le choix de ces deux personnalités politiques ressemble plus à un choix électoral qu’a un choix qualitatif. Certes, Bardella a l’aspect d’un chanteur ou d’une vedette de cinéma comme la majorité des personnalités préférées, mais en tant que politique, on attend qu’il fasse ses preuves et les échantillons qu’il nous livre ne sont guère convaincants. Quant à Marine Le Pen, le fait qu’elle ait présidé à un vaste détournement de fonds publiques ne gêne aucunement les Français, à moins que cela la rende plutôt sympathique à leurs yeux, ce qui pourrait laisser penser que dans chaque Français sommeille un fraudeur.