22 Novembre 2025
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En ce moment on parle beaucoup du narcotrafic qui s’installe dans le pays comme un autre pouvoir n’hésitant pas à narguer et à se confronter au pouvoir exécutif, à se moquer du pouvoir judiciaire, et à rire du pouvoir législatif. Dans les champs de tir que sont devenus certaines villes, que les tueurs se tuent entre eux est de bonne guerre, mais les victimes dites collatérales et celles qui sont menacées de l’être pour ne pas se plier aux exigences du banditisme rend le spectacle moins réjouissant.
Certes, on pourrait rendre le drogue légale, Les expériences à l'étranger ne sont guère favorables après la légalisation de l'utilisation du cannabis, on y constate une surproduction avec des filières d'exportation vers les autres pays.
La tendance est ailleurs. Quand un commerce n’a plus de clients, il ferme boutique. Ne plus considérer les drogués comme des victimes et les trafiquants comme des thérapeutes venant les soulager. Moins de consommateurs, moins de vendeurs. Eliminer les consommateurs coupables d’entretenir le trafic exonère l’Etat de son impuissance et il est plus facile de punir un consommateur que de démanteler un réseau de trafiquants.
Cependant les addictologues ne sont pas de cet avis, ils considèrent le drogué comme un malade qui n’a plus son libre-arbitre en raison de sa dépendance. La question sanitaire serait de se focaliser sur les raisons qui poussent quelqu’un à risquer de devenir dépendant puisque les risques qui vont jusqu’à la mort sont bien connus de tous.
S’il parait logique de cibler le consommateur pour qu’il cesse de consommer, les campagnes dans ce sens paraissent inefficaces, voire contre-productives (rejet de la culpabilisation, revendication de sa liberté…), et rendre le consommateur comme seul coupable risque également de l’écarter des soins qui pourraient le sortir de son addiction.
On n’est pas sorti de la fumerie d’opium.