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Après l’attentat meurtrier de Mulhouse, où un individu de nationalité algérienne, en situation irrégulière, déjà condamné pour apologie de terrorisme, a frappé des passants à coups de couteau aux cris de « Allah Akbar », tuant une personne et faisant plusieurs blessés, l’exécutif a rapidement réagi en publiant une circulaire demandant aux préfets de s’assurer du « bon suivi socio-sanitaire des individus inscrits au fichier de signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) (sur lequel était inscrit l’assaillant de Mulhouse pour profil schizophrène)… « Les individus dont la prise en charge n'était pas assurée antérieurement devront être adressés vers un établissement de santé ou un professionnel de santé en ville »… « y compris lors de leur placement en rétention ou assignés à résidence ». Saluons la fermeté.
En décembre 2023, une personne avait été tuée au couteau à Paris, l’assaillant était suivi depuis plusieurs années pour des troubles psychiatriques. Le ministre de l’Intérieur à l’époque, Gérald Darmanin, avait alors évoqué un « ratage psychiatrique », car quelques mois avant l’attaque, un médecin avait jugé, que le futur assassin ne présentait aucun signe de dangerosité. Le ministre avait alors indiqué à cette occasion qu’entre 25 et 40 % des personnes suivies pour radicalisation présentent un trouble mental (des chiffres surestimés selon les psychiatres).
Ces évènements amènent quelques remarques :
1. La religion peut-elle rendre « fou » ? Nietzsche disait : « ce n’est pas le doute qui rend fou, c'est la certitude ». La croyance est une certitude et les fanatiques sont certains de posséder la vérité et s’emploient à l’imposer aux autres. Parmi toutes les religions, l’islam est de nos jours le grand producteur de fanatiques car ce n’est pas pour bonne conduite qu’ils pourront aller au Paradis rejoindre les 70 vierges promises, mais en mourant en martyr.
2. Si l’on considère qu’un tiers environ des « radicalisés » ont un trouble mental, on ne sait pas si c’est la « radicalisation » qui a provoqué le trouble mental ou l’inverse. Quoi qu’il en soit la tendance de l’exécutif pourrait être de renvoyer la responsabilité des actes du fanatique vers le psychiatre que l’on accusera de mal soigner ou de mal prévoir si son patient passe à l’acte. La médicalisation de l’assassinat a ses limites. Les psychiatres ne sont ni des gardiens de prison, ni des voyants capables de déterminer à coup sûr quel individu est dangereux ou pas, surtout dans un domaine où la simulation est aisée.
3. Peut-on soigner un trouble mental conduisant au fanatisme ? Ou peut-on traiter le fanatisme ? N’étant pas psychiatre, je répondrais seulement que cela me parait bien difficile. Comment être certain qu’un psychiatrique, même suivi, prendra son traitement s’il est laissé libre ? Le seul traitement efficace est de le remettre parmi les siens en l’expulsant vers son pays, là ou tout le monde a la même religion et où il trouvera alors moins de raisons d’assassiner ceux qui l’entourent. Mais que faire de ceux qui ont la nationalité française ? On ne sera jamais certain de contrôler un trouble mental surtout s’il se nourrit de religion. Il me semble que l’exécutif se fait beaucoup d’illusion en ce domaine ou cherche à diluer sa propre responsabilité.
Illustration ; Robert Williams