• Un ministre de la Justice aux antipodes de la justice

    Un ministre de la justice aux antipodes de la justice

    © Nine News Australia Pauline Hanson est arrivée au Parlement vêtue d'une burqa (capture d'écran).

    Peu importe la couleur politique de la sénatrice australienne qui est venue siéger pendant plusieurs minutes en burqa au Parlement dans le cadre d’une campagne visant à interdire le port de ce vêtement intégral dans son pays, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité.

    Ce qui est plus intéressant est la colère et la réaction indignée du ministre australien de la Justice affirmant : "Ridiculiser cette communauté, la mettre au ban de la société, se moquer de ses vêtements religieux est épouvantable, et je vous demande de réfléchir à ce que vous avait fait".

    Ce qui veut dire que ce vêtement est ridicule en soi puisque l’on n’est pas censé voir la personne qui le porte et encore moins connaître sa religion, ce qui veut dire également qu’aux yeux du ministre ce vêtement cesse par miracle d’être ridicule si la personne masquée se déclare musulmane. Mais en portant la burqa, c’est elle-même qui se met au ban de la société en se stigmatisant (volontairement ou non) par cet accoutrement dans un univers de femmes libres.

    Peut-on faire remarquer à ce ministre australien de la Justice que la burqa n’a rien de religieux (le Coran ne préconisant que des vêtements préservant la pudeur et non cet emballage macabre), mais vise à masquer totalement le corps de la femme dont la vision ne doit être réservée qu’à l’éventuel époux et resté toujours invisible aux hommes étrangers.

    C’est une marque de l’asservissement total de la femme par l’homme et donc la marque, Mr le ministre australien de la Justice, d’une injustice flagrante et d’une forme de sévices à l’encontre de la femme qu’aucune religion ne suffit à justifier. A moins que le souci de la liberté pour tous permette l’enfermement de quelques-unes.

    « Comment se sortir de l’incertitude de la rentrée« Arrêter d’allumer et éteindre la tour Eiffel » »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 18 Août à 18:29
    C'est curieux qu'on puisse se poser la question. Coran ou pas des gens qui traitent les femmes de la sorte sont forcément des abrutis infréquentables et la seule façon de les considérer c'est celle de Trump: on leur interdit d'entrer chez nous, les Australiens l'ont d'ailleurs bien compris. Amitiés.
      • Vendredi 18 Août à 19:02

        Je crois que Trump a du revenir sur cette décision, et l'Atlantique  et le Pacifique sont plus vastes que la Méditerranée.

    2
    Vendredi 18 Août à 19:22

    Certes, c'est une marque de l'asservissement de la femme au nom d'une certaine conception de la religion. Mais qui sommes-nous pour décréter que cette conception n'est pas conforme à ce que dit la religion en question? Chacun interprète les textes comme il l'entend. En ce domaine, il n'y a pas de vérité. Il n'y a que des opinions.

    Mais plus important, l'arbre ne doit pas cacher la forêt. Le port (imposé ou non) de ce vêtement est l'affirmation provocatrice d'une certaine conception de la religion qui va largement au delà de la burqa puisque qu'elle inclut les attentats dont l'Occident est victime.

      • Vendredi 18 Août à 19:54

        Les religions sont basées sur des textes et le Coran est le plus terrifiant car il est soi-disant dicté par Dieu. La burqa est une coutume postérieure imposée par les hommes. C'est vrai que la burqa est devenue une arme provocatrice. Raison de plus pour l'interdire n'en déplaise au ministre de la Justice de l'Australie.

        De la même façon l'inquisition n'est pas dans le fondement du christianisme, elle ressort non d'une interprétation des textes mais du fanatisme et de la cruauté humaine qui peuvent toujours trouver une justification dans de faux raisonnements.

    3
    Vendredi 18 Août à 19:49

    De tristes sirs pour imposer cet accoutrement aux femmes Doc.

    Bonne soirée

      • Vendredi 18 Août à 19:57

        Tous les Arabes du golfe (entre autres) sont donc de tristes sirs.

    4
    Souris donc
    Vendredi 18 Août à 20:53

    Asservissement. Et illustration archétypale de l'idéologie totalitaire islamique.

      • Vendredi 18 Août à 22:33

        Soumission.

      • Souris donc
        Samedi 19 Août à 08:19

         Le boboland frivole pensant qu’il suffit de prendre le contre-pied du FN nauséabond à grands coups de pancartes refugees welcome (avant) et même pas peur (après) commence tout doucement à ouvrir les yeux. Encore un effort, et il finira par comprendre qu’après le nazisme et le communisme, la nouvelle idéologie totalitaire ne se combat pas à coups de peluches.

         

      • Souris donc
        Samedi 19 Août à 08:30
      • Samedi 19 Août à 09:15

        L'article de Montenay est certes optimiste mais je suis assez d'accord avec l'essentiel de l'analyse. Le terrorisme "low cost" bien que sanglant signe un échec : plus d'armes, plus de réseaux ou d'organisation : l'EI signe les "oeuvres" des autres.

        Les fanatiques sont effectivement des déséquilibrés mais la psychiatrie risque fort d'être un cautère sur une jambe de bois, le bois étant la matière dont sont faites leurs têtes.

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