• Toile mortelle

    Une star canadienne du porno s’est pendue à 23 ans après le cyber-harcèlement qu’elle a subi pendant 48 heures à la suite d’un de ses tweets le 3 décembre dernier où « elle explique qu’elle venait de refuser / par précaution / de tourner, donc de coucher, avec des performers (hommes) faisant du porno gay et alertait au passage sa remplaçante » (Slate).

    Elle fut abondamment insultée et bien sûr traitée d’homophobe alors que chacun sait que les comportements sexuels de nombre d’homosexuels masculins les exposent à un risque bien plus élevé de contracter des maladies sexuellement transmissibles par rapport à l’ensemble de la population. Le savoir et le dire n’a rien d’une discrimination homophobe mais c’est rapporter un fait médical connu de tout le monde et en premier lieu des homosexuels masculins eux-mêmes. Et craindre une contamination ne me parait pas dénué de bon sens. Voir 190.

    Ce qui m’étonne dans cette triste histoire est que pour être cyber-harcelée, il faut continuer à être cyber-présente sur les réseaux lyncheurs. Il me semble qu’il suffit de se déconnecter pour ne plus être harcelée. Des personnes sont donc suffisamment accro à la toile pour risquer même leur vie afin de continuer à gazouiller et/ou à montrer leur bobine ou à subir les gazouillis et les bobines des autres.

    « L'identité est-elle derrière le front ?L’homo sapiens est un animal comme un autre »

  • Commentaires

    1
    Mercredi 13 Décembre 2017 à 18:56

    Triste histoire de triste pornographie d'une triste époque.

      • Mercredi 13 Décembre 2017 à 19:06

        C'est triste et stupide.

    2
    Souris donc
    Jeudi 14 Décembre 2017 à 15:59

    Répugnant de A à Z.

      • Jeudi 14 Décembre 2017 à 16:32

        Aucune lettre n'y échappe.

    3
    Souris donc
    Samedi 16 Décembre 2017 à 10:57

    Il est interdit d’interdire. Jouir sans entraves. Peace and love. Halte à l’impérialisme américain !

    Les soixante huit tares à la retraite, on pensait qu’on allait enfin connaître une Weltanschauung un peu plus sensée*. Résultat : on nous a fourgué le nouvel impérialisme du politiquement correct 2.0 des campus américains. En voici l'illustration.

    * + la chute du mur, l'implosion de l'URSS, la dévotion marxiste moins inconditionnelle. J’ai beaucoup rigolé en lisant Laurence Debray, disant de Chavez qu’il singeait Castro, en plus péquenaud. Ce qui a dû plaire à Mélenchon.

      • Samedi 16 Décembre 2017 à 11:27

        La société américaine est difficile à saisir, associant une pornographie de pointe, une permissivité sexuelle, un politiquement correct étouffant, un puritanisme d'arrière-train enveloppé dans une religiosité obscurantiste.

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