• En tant qu’homme n’étant plus guère partie prenante, j’avoue que je regarde l’agitation féministe avec perplexité. D’abord, j’ai une certaine répulsion pour les mots en « isme » qui traduisent par définition des idéologies et celles-ci fournissent un peu trop les réponses avant les questions en constituant le plus souvent des mouvements aux idées arrêtées.

    Ayant toujours été pour l’égalité des droits et le respect mutuel entre les sexes (pour ce qui concerne les deux que je connais), il était évidemment nécessaire de lutter pour imposer à une société inégalitaire depuis la nuit des temps ces deux principes élémentaires. Heureusement, l’essentiel a été obtenu même si certains hommes traînent des pieds pour ne pas parler d’un autre organe.

    Vu de loin, j’ai l’impression que le féminisme « part en couilles », si vous voulez bien excuser cette expression machiste, mais « partir en vulve » est une expression qui n’a pas encore été incluse dans le langage. A contrario, ne pas l’utiliser montre le respect que nous avons pour le sexe féminin.

    Je ne comprends pas l’agressivité de certaines femmes pour les hommes même lorsqu’elles n’ont pas souffert d’une éventuelle domination masculine. Agressivité qui s’apparente à un véritable racisme. Je ne comprends pas que l’on puisse défendre la misogynie inhérente à la religion musulmane en invoquant le féminisme et défendre le voile intégral comme une protection de la féminité. Je ne comprends pas que l’on puisse évoquer le féminisme pour s’opposer à l’IVG en avançant que celle-ci pourrait éventuellement amener en Occident à sélectionner les embryons en fonction de leur sexe et à l’avantage du masculin (ce qui se fait en Asie et peut-être au Royaume-Uni pour certaines ethnies). Je ne comprends pas que l’on puisse faite taire les hommes lorsqu’ils s’expriment sur le sujet parce que ce ne sont pas des femmes. Cette attitude sectaire conduit les femmes à faussement débattre entre elles, alors que les rapports entre femmes et hommes devraient nécessairement intéresser les unes comme les autres.

    On voit ainsi que le féminisme est devenu pour certaines une véritable idéologie voire un mouvement politique, un entre-soi qui condamne a priori tout ce qui n’est pas elle et interdit de parole, jusqu'à l'insulte, tous ceux et celles qui risquent de la contredire.    


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  • Mr Benalla fait la une des médias depuis des semaines, en partie en raison de ses maladresses. Il est accusé d’avoir usurpé les fonctions de policier et maîtrisé un individu qui agressait les forces de l’ordre à jet de carafe, ce qui n'a pas empêché celui-ci de porter plainte. A cette occasion on s’est aperçu que Mr Benalla bénéficiait de la part de l’Etat d’un certain nombre d’avantages. Ces avantages lui ont été sans doute accordés en raison de services rendus et il ne semble pas – jusqu’à preuve du contraire – que ces services aient été déshonorants. Quoi qu’il en soit, ces avantages, il ne les a pas volés, ils lui été officiellement accordés par la présidence de la République, c’est donc à elle qu’il faut demander des comptes, et non pas à Mr Benalla. Le tort de ce dernier est surtout d’avoir franchi les étapes grâce à ses supérieurs, et sans doute en raison de ses qualités, en dehors de la conformité hiérarchique, et en partant du bas. S’il s’est révélé maladroit et présomptueux, à ma connaissance, il n’a pas été malhonnête.

    Mme Agnès Saal, bien diplômée (Science Po, ENA), et ayant occupé nombre de fonctions plutôt prestigieuses, fut exclue en janvier 2016 pour deux ans de la fonction publique (mais elle a réintégré le ministère de la culture l’été 2016 !?), et :

    « Le 11 avril 2016, elle est convoquée devant le tribunal correctionnel dans le cadre d'une procédure de « plaider-coupable » accusée « d’avoir détourné 23 788,46 euros (hors taxes) de fonds publics entre mai 2014 et avril 2015 » lorsqu'elle était présidente de l'INA. Les courses en taxi bénéficiaient essentiellement à ses enfants. Agnès Saal est condamnée à 150 jours-amende (à 30 euros par jour, soit 4 500 euros d'amende) et 3 000 euros de dommages-intérêts au profit d'Anticor auxquels s'ajoutent trois mois de prison avec sursis pour des faits similaires lorsqu'elle était directrice du centre Georges Pompidou » (Wikipédia).

    Les sommes d’argent public détournées par Mme Saal dans ses différentes fonctions – toujours pour des frais de taxi – seraient, aux dires de certains, bien plus importantes que celles mentionnées plus haut, et pendant les sept années de sa direction du Centre Pompidou, l’estimation irait de 90000 (38000 € en16 mois d’après le Centre lui-même) à 400000 €. Parler de « détournement » d’argent public est un euphémisme bon teint car il s’agit tout simplement de vol de l’argent du contribuable, le fait qu’elle ait remboursé la partie des sommes utilisées pour son usage privé ne modifie en rien la nature des faits.

    Pourtant, dans la chaleur de l’été « L’ex-patronne de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) Agnès Saal a été nommée à un poste d’experte de haut niveau au ministère de la culture. Elle y exercera les fonctions de haut fonctionnaire à l’égalité, la diversité et la prévention des discriminations, pour une durée de trois ans, qui ont pris effet à compter du 1er septembre. » (Le Monde)

    Cette nomination qui se serait faite « selon les procédures » (y compris la règle qui exige la probité de la part des serviteurs de l’Etat ?) n’a provoqué aucun remous de la part des politiques et peu de la part des médias.

    Il me semble tout de même qu’à côté de Mme Saal, Mr Benalla, objet d’un « scandale » qui n’en finit pas, n’a pas grand chose à se reprocher.


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  • Un homme n’est pas une femme comme une autre

    Des chercheurs de l’Université d’Indiana (USA) ont tenté de démontrer que les hommes qui adoptent un comportement machiste sont plus enclins à avoir des troubles de santé mentale. On voit déjà que ces chercheurs partent du présupposé que se comporter selon les stéréotypes masculins risque de mener à la pathologie.

    Ils ont donc fait une méta-analyse de 78 études groupant 19453 cas pour étudier le lien entre machisme et santé mentale. Ses résultats ont été publiés dans le Journal of Counseling Psychology.*

    Ce qui est d’abord intéressant est la définition des stéréotypes masculins. Pour les auteurs ils peuvent être définis par les 11 critères suivants:

    - Désir de gagner.
    - Besoin de contrôle émotionnel.
    - Prise de risque.
    - Violence.
    - Besoin de domination.
    - Autonomie.
    - Comportement de playboy en recherche de promiscuité sexuelle.
    - Pouvoir sur les femmes.
    - Dédain pour l'homosexualité.
    - Importance de l'activité professionnelle.
    - Poursuite du succès.

    On peut supposer que seuls les super-machos sont capables de réunir tous les onze critères. A noter qu’il n’y a que deux critères correspondant aux relations homme/femme. Si des critères de ce panel se retrouvent chez des destructeurs de l’humanité, ils se retrouvent également chez beaucoup de découvreurs et d'artistes qui l’ont fait progresser, tout dépend de la façon dont l’énergie hormonale est utilisée. Ceux qui furent à l’origine des conquêtes humaines ne les ont pas faites, apparemment, sans risque, car en dehors de l’importance donnée à l’activité professionnelle toutes les autres caractéristiques et notamment les deux concernant les relations avec les femmes auraient un impact négatif sur la santé mentale. On peut également regretter que ces pauvres machos, pour ne pas déchoir, ne recourent que rarement à une aide psychologique.

    Et le Dr Wong de conclure "La solide association trouvée entre ces deux normes (relatives aux femmes) met en évidence que le sexisme est non seulement une injustice sociale, mais pourrait bien avoir un effet néfaste sur la santé mentale de ceux qui adoptent de telles attitudes".

    Il n’y a plus qu’à balancer les porcs, et pourquoi pas à l’asile.

    Illustration de Jean-André Rixens : « Don Juan aux enfers »

    * Article repéré par le site "Pourquoi docteur"


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  • « Soigner » les individus atteint d’islamisme au stade d’incubation ou d’invasion avant qu’apparaisse la phase aiguë avec son risque létal… pour les autres, semble être une activité lucrative puisque les organismes qui prétendent « déradicaliser » les radicalisés en les débarrassant radicalement d’un germe dangereux dont ils sont porteurs et susceptible de se propager dans la cité, se les arrachent.

    Il semble donc que le radicalisé, euphémisme pour ne pas dire musulman fanatique ou sur le point de le devenir, est également une source de profit et son traitement soumis à concurrence. Le radicalisé serait-il devenu un client comme un autre ?

    Le Canard enchaîné du 12/09/18 fait état d’une concurrence entre l’association Artemis du Groupe SOS dirigé par Jean-Marc Borello (ami de Macron) qui fait miroiter une proposition de « déradicalisation en milieu ouvert » aux dépens d’une autre association (Apcars) pour la région parisienne. Cette dernière association va donc perdre ses 19 radicalisés au profit d’Artemis et devoir licencier 9 personnes qui chouchoutaient ces 19 « patients » particulièrement atteints. Le patron d’Apcars, ainsi dépossédé de ses chers (dans les deux sens) radicalisés, dit « son incompréhension, alors que le marché actuel pouvait être prolongé de deux ans ». Certes, il s’agit d’un marché public, mais qui reste soumis aux règles du capitalisme.

    A noter que dans l’article contiguë à celui qui a servi de source à ce billet, on apprend la fermeture fin 2017 du « centre d’information sur les droits de femmes et des familles » de Lorient car les fonds versés par la préfecture ont été réaffectés à la lutte contre la radicalisation.

    Le marché très onéreux et apparemment lucratif de la « déradicalisation » est en pleine expansion, voire explosif. Il faut avouer que c’est une tentative étonnante, type soins de suite, pour débarrasser les islamistes d’une partie de leurs croyances et des impératifs qui figurent en toutes lettres dans leurs textes fondateurs estampillés d’origine divine. Bon courage.


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  • Choses inutiles et périssables

    Ce dessin de Soulcié paru dans Marianne est des plus expressifs. Non seulement les retraités sont essorés mais ils sont méprisés, considérés comme des assistés, notamment par la porte-parole de la LREM à l'Assemblée, Aurore Bergé qui n'a pas hésité à déclarer : « On peut légitimement demander un effort générationnel à ceux à qui l'on paye les retraites.», alors que cette donzelle devrait savoir qu’en travaillant une quarantaine d’années, les retraités d’aujourd’hui ont payé les retraités d’hier, son « on » de la concerne pas, et elle-même est aujourd’hui payée avec nos impôts. Nous, « on » la paye vraiment et de plus pour faire des déclarations idiotes.

    Si les retraités ne participent plus directement à l’économie du pays, ce qui ne leur permet pas de la perturber lorsqu’ils sont mécontents comme le font les cheminots ou les camionneurs, la plupart entretiennent plus ou moins les jeunes de leur famille dont la situation précaire est le résultat des incapacités des politiques à résoudre les problèmes de la France. Ils se sont bornés, les uns comme les autres, et cela continue, à augmenter les impôts tout en empruntant pour mieux dépenser alors que les pays voisins connaissent pour la plupart une embellie économique.

    Pour les retraités, je vois peut-être une solution : comme ce sont des choses anciennes et inutiles, ils font partie du patrimoine. Ne pourrait-on pas les proposer au Qatar pour qui ça gaze et qui s’intéresse fort à notre patrimoine en l’achetant à coups de chéquier : 3,3 milliards d’actifs aux dernières nouvelles.

    Mais il faut se rendre à l’évidence, un retraité, personne n’en veut, c’est trop périssable, et il est facile à l'Etat de lui faire les poches sans être poursuivi pour abus de faiblesse.


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  •  

    275. Quand on prend de la bouteille

    Une étude récente parue dans The Lancet avance que dès le premier verre d’alcool nous sommes exposés à des dangers multiples. Cette fâcheuse nouvelle a peut-être diffusé comme une traînée de poudre blanche parmi les pochards et les pochardes qui ont les moyens de boire du bon vin, mais sans doute pas parmi les habitants de nos rues à ciel ouvert pour qui le litre de rouge bon marché constitue leur chauffage central pendant l’hiver. Cette nouvelle inquiétante laisse totalement indifférentes les nouvelles mendiantes importées du Moyen-Orient qui, voile sur la tête et progéniture dans les bras, constellent les couloirs du métro parisien et pour lesquelles, Allah merci, l’alcool est interdit.

    Une telle étude étonne par sa radicalité, ce qui amène à soupçonner une manipulation des données (ce qui semble être le cas) pour démontrer ce qui heurte le bon sens le plus élémentaire, c’est à dire qu’un verre d’alcool puisse changer votre destinée, en dehors d’un accident provoqué par une ivresse au volant. Le vin étant évidemment inclus dans la consommation d’alcool, cette étude ne tient pas compte de celles qui montrent que le vin, à doses très modérées, a des vertus expliquant pour certains le « paradoxe français » de la fréquence moindre des maladies cardiovasculaires par rapport aux pays du nord de l’Europe malgré une alimentation à la française plutôt riche. C’est ainsi que les médecins, qui échappent pour la plupart aux études du genre mais pas au sexisme, préconisent à leurs patients de ne pas dépasser : 14 verres de vin par semaine s’ils sont du sexe masculin et seulement 8 s’ils sont du sexe féminin sans le moindre souci de respecter la parité à cet égard. A ma connaissance aucune détermination n’a été faite pour les autres genres qui tendent à se multiplier à défaut d’enfanter.

    Quand on prend de la bouteille, on n’est que modérément impressionné par les études, surtout lorsque leurs conclusions radicales se veulent révolutionnaires, car on a eu le temps de voir les études défiler en montrant tout et son contraire. Il suffit d’attendre.

    C’est ainsi que, tout jeune médecin, il m’était enseigné de rechercher une cause à l’hypertension artérielle chez tous les patients qui en étaient atteints – il faut dire qu’à l’époque le budget de l’assurance maladie était peu ou pas troué - pour ne le faire plus tard que dans les cas sélectionnés.

    Il fut un temps où les béta-bloquants étaient formellement contre-indiqués lorsque le cœur était défaillant pour devenir ultérieurement formellement indiqués dans ce même cas (mais à doses très progressives).  

    Jusqu’à présent on avait tout intérêt à tenter d’élever le taux du « bon cholestérol » (HDL), il vient de paraître une étude qui affirme qu’il deviendrait mauvais s’il est trop haut.

    Des études montrent que les sucres ne seraient pas bon pour la santé, ce qui conduirait, du coup, à privilégier les graisses qui, jusqu’à présent, n’étaient pas bon pour les artères, et les viandes rouges accusées d’être cancérigènes.

    Il est certain que la vie est dangereuse - la preuve est que l’on en meure - et ces fichus médecins n’ont pas fini de regarder dans nos assiettes et dans nos verres avec une insistance qui finit par nous couper l’appétit et la soif car les légumes, les fruits et l’eau, qui, pour l’instant, sortent toujours indemnes des critiques, s’avèrent un peu lassants à la longue.

    Illustration de Degas : « Absinthe »    


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  • En ce moment on parle beaucoup du massacre que les bouddhistes birmans en recherche de sérénité commettent sur les Rohingyas musulmans parce que musulmans. Les hindouistes indiens ne sont pas en reste. Les musulmans prennent leur revanche en massacrant volontiers les chrétiens présents en terre d’islam parce que chrétiens et même certains n’hésitent pas à le faire en terre chrétienne parce que musulmans. Quant aux chrétiens, ils se sont déplacés dans le passé pour aller trucider les musulmans venus s’installer sur des terres appartenant auparavant aux juifs et aux chrétiens. Mais il était plus commode pour eux de massacrer ou de brûler sans risque les juifs qu’ils avaient sous la main, ce qui est tout de même plus sûr que de partir en croisade, car on sait quand on part et ce qu’on laisse mais on ne sait pas quand on revient et ce qu’on retrouve. Il faut dire que les chrétiens n’ont jamais pardonné aux juifs de leur avoir donné leur dieu et leur premier livre sacré qu’ils se sont attribué par un testament de validité incertaine. Les musulmans et les juifs ont cependant pu assister au massacre des chrétiens entre eux pour des broutilles de dogme. Mais les juifs et les chrétiens peuvent assister encore aujourd’hui au massacre des musulmans entre eux, pour des broutilles de préséance entre les héritiers de leur prophète.

    Les querelles d’héritage sont souvent les plus sanglantes et déchirent toutes les familles, même les plus respectables. Les juifs en savent quelque chose puisque leur livre a été piqué par les chrétiens et les musulmans, ces derniers ont même le toupet d’accuser les juifs de l’avoir falsifié à leur détriment alors qu’il a été écrit un millénaire environ avant la naissance du premier musulman, mais plus c’est gros plus ça passe. Quant à l'héritage de la Terre dite Sainte...

    Tout ça pour dire que la sauce préférée des religions est une sauce au sang, nappée avec amour sur les corps des mécréants. Les religions sont les inventions les plus désastreuses de l’humanité qui, certes, peuvent consoler de la mort, mais c’est la moindre des choses puisqu’elles l’ont donnée si souvent de bonne foi.

    Dans l’histoire ce sont les monothéismes qui se sont montrés, me semble-t-il, les plus désastreux. Que l’on ne me dise pas qu’ils ont été la source d’une magnifique création artistique, ce qui est vrai, car les polythéismes assyrien, grecque ou romain et bien d’autres n’ont rien à envier aux monothéismes en matière artistique et même en matière d’éthique que les religions à dieu unique prétendent revendiquer.

    Les juifs ont été largement crucifiés pour avoir inventé le premier exemplaire du monothéisme. Ils souffrent depuis deux millénaires d’un antisémitisme à la fois absurde, injuste et increvable. On finirait par croire que cette haine séculaire incompréhensible vient du reproche inconscient qu'on leur fait d’avoir remplacé le polythéisme barbare, mais plutôt pacifique, par le monothéisme moral mais plutôt barbare.

    Attention Dieu méchant


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  • Hier, sur LCI, j’ai assisté aux échanges entre Daniel Cohn-Bendit et Roselyne Bachelot, l’essentiel étant consacré à la succession de Nicolas Hulot pour lequel ce cher Dany a été sollicité.

    Je ne sais que penser de Cohn-Bendit. Quoi que l’on en dise, c’est un personnage sympathique, souvent souriant, apparemment sincère et sans langue de bois. On espère que son discours, car il parle fort bien, viendra épingler autrui. C’est incontestablement une grande gueule que l’on écoute même si l’on est en désaccord avec ses prises de position.

    Ce qui est étonnant est que son principal titre de gloire fut d’avoir pris la tête d’un monôme estudiantin il y a cinquante ans, d’avoir été porteur de quelques phrases énigmatiques comme « nous sommes tous des juifs allemands », d’avoir eu la chance d’être pris en photo avec un sourire ironique face un CRS qui avait une tête de plus que lui, et enfin d’avoir été nommé « Dany le rouge », c’est à dire d’avoir obtenu le label un peu usurpé de révolutionnaire. Il a cependant fait un bon score comme tête de la liste écolo à des élections européennes et fut député européen pendant 20 ans.

    Il a endossé avec bonheur l’habit du trublion qui s’est un peu usé avec le temps, mais il n’a rien accompli de notable, les manifestations d’enfants de bourgeois bien nourris de Mai 68 se seraient fort bien déroulées sans lui.

    Il fallait voir au cours de cette émission le large étalage de son débat intérieur qui a finalement conduit le trublion assagi à ne pas entrer dans l’arène comme successeur de Hulot malgré les amicales pressions venues de tous ses admirateurs. Devenir ministre de l’écologie aurait été selon ses dires une fausse bonne idée.

    Car bien entendu remplacer l’habit de trublion par celui de ministre était pour lui une bonne idée. Il n'a aucun doute sur ses compétences. Il faut savoir que Dany ne se prend pas pour une petite merde : il tutoie tout le monde, il fait part au public de ses conversations intimes avec le président de la République et ne manque pas au passage de signaler que celui-ci lui demande son avis pour bien montrer au petit peuple la position de premier plan qu’il est la sienne. Sympathique, beau parleur un peu hâbleur, imbu de lui-même, mais inutile.


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  • Dites-le avec des fleurs

    Par cette journée splendide, en traversant le square des Batignolles, nous avons pu admirer de beaux parterres. Il se trouve que ces parterres de fleurs, dont les responsables sont de véritables artistes, ont comme sujet la fin du massacre survenu il y a un siècle, dernière guerre à grande échelle où l’on s’étripait à l’arme blanche les yeux dans les yeux, et premier acte de la fin de la prééminence des nations européennes dont la deuxième guerre mondiale allait parachever la chute, engloutissant au passage ses prétentions humanistes et inaugurant leur culpabilité qui paralyse aujourd’hui la mise en œuvre des actes nécessaires à leur survie.

    Ci-dessous une partie du commentaire figurant près de la couronne florale.

    Dites-le avec des fleurs

     

    J'avoue que je sais pas trop ce qui passé de particulier sur les champs de bataille ce 28 juin 1918 car donner le nom  du Président Wison à une partie de l'avenue du Trocadéro ce jour est plutôt pacifique et il semble surtout marqué - lorsque que l'on consulte internet - par une décision du Conseil d'Etat qui rejette la requête d'un fonctionnaire révoqué. On voit que pendant le massacre la vie ordinaire continuait et que les procéduriers ne désarmaient pas.


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  • La démocratie est-elle passée de mode ?

    Dans le Point du 30/08/18 est parue une interview de Yascha Mounk, professeur à Harvard, à propos de la parution de son livre : « Le peuple contre la démocratie ». Ce qui m’a intéressé ce sont les graphiques statistiques qui accompagnent cette interview, mais n’ayant pas lu l’ouvrage j’ignore la méthodologie sur laquelle elles sont basées et par conséquent la confiance que l’on peut leur accorder.

    La démocratie est-elle passée de mode ?Quoi qu’il en soit elles donnent une image des USA un peu différente que celle que l’on nous transmet volontiers et cadre mieux avec l’élection de Trump. Les médias consacrent en effet beaucoup d’articles sur ce qui passe dans les universités très politisées où la pression des minorités sexuelles ou ethniques semble exercer une véritable dictature sur la majorité et les enseignants. Or il s’avère que plus on est jeune moins on s’intéresse à la politique : 4I% seulement pour les générations nées après 1980 et plus inquiétant, pour ces mêmes jeunes, il n’y a que 29% d’entre eux qui considèrent comme essentiel de vivre en démocratie. Le corolaire est encore plus inquiétant mais logique : un quart des jeunes de 18 à 24 ans verraient d’un œil bienveillant l’instauration d’une dictature militaire ! Bien sûr les Américains ignorent totalement ce qu’est une dictature militaire, alors que la plupart des pays européens ont goûté à la chose, ce qui ne les empêche pas d’ailleurs d’être « antisystème » pour 20% de leur population et comme le « système » est en fait la démocratie elle-même avec ses défauts et ses qualités on voit
    La démocratie est-elle passée de mode ?très bien par quoi il serait éventuellement remplacé.

    La démocratie est-elle passée de mode ?

    Ces statistiques qui concernent le pays démocratique le plus puissant et un pays qui n’a connu que la démocratie montre à l’évidence que celle-ci est passée de mode dans les pays occidentaux (alors qu’il reste un rêve ailleurs) et on se demande ce qu’elle deviendra quand ces générations qui semblent avoir du goût pour les régimes autocratiques arriveront au pouvoir. Mais soulignons que trois jeunes sur quatre n'ont pas de sympathie pour une éventuelle dictature et si plus de deux jeunes sur trois trouvent par ailleurs qu'il n'est pas essentiel de vivre en démocratie, on se demande quelle est l'alternative. Cette apparente contradiction prouve bien que la majorité des jeunes Américains se désintéresse de la politique ou vit dans l'utopie d'une troisième voie entre démocratie et autocratie.


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