• Ecran vide ou presqueLes doigts restent au-dessus des touches du clavier, comme peut l’être la plume en suspend sur la page blanche, miroir du vide de la pensée.

    Impression désagréable de se répéter quoi que l’on puisse vouloir écrire. Impression de déjà écrit ou de déjà lu, par soi-même ou par d’autres.

    Encore parler des autoproclamés « insoumis » sans oppression qui vont défiler en jouant aux rebelles insurrectionnels contre un coup d’Etat inexistant ? Un jeu toujours dangereux quand on se prend au sérieux…Et ils se prennent malheureusement au sérieux. Encore causer de Macron « qui parle à l’étranger et se fait voir en France » ? (Entendu ce matin lors de la revue de presse sur France inter). Encore parler de la maison Le Pen et de ses querelles de succession pour le maire du Palais ? Avouez que c'est sans intérêt.

    Je m’aperçois au cours du temps que je parle de moins en moins (même si j’écris encore, ce qui parait incohérent, mais peut-être est-ce par un effet de vases communicants) car je suis persuadé que ceux qui m‘écoutent ou qui font semblant d’écouter ont déjà entendu ce que je vais dire parce que je l’ai déjà dit, et que je vais donc me répéter (ce qui pour un auditoire jeune pourrait être qualifié de radotage) ou que d’autres l’ont dit avant moi, et que je vais donc les imiter. Ou que mon discours risque fort de n'intéresser personne.

    Tout le monde se répète et tout le monde imite. Tout a été dit et écrit depuis l’antiquité sous une forme ou sous une autre, en adaptant la chose à l'époque, l’auditoire et les lecteurs se renouvelant heureusement sans cesse.

    Le monde est une immense volière de perroquets où chacun caquète sur les caquètements des autres, morts (opportunément moins connus) ou vivants.

    Ce qui est imprévisible ce sont les catastrophes, et la guerre en est une, non naturelle, elle en est davantage monstrueuse. Elles inspirent, mais c’est une inspiration dont le prix est gros de sang et d’absurdités.

    Il est donc préférable de parler et d’écrire même pour ne rien dire, car la liberté de parler ou d’écrire est un bien précieux, comme celle de se taire sans avoir l’obligation d’approuver.


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  • Nous sommes allés aujourd'hui au Centre Pompidou voir la rétrospective David Hockney, peintre d'origine anglaise vivant en Californie. Exposition qui doit se terminer le 23 octobre 2017, et pour laquelle nous avons fait courageusement une heure de queue.

    Lire la suite...


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  • Ce matin, j’ai entendu sur les ondes que seuls Mme Hidalgo et Mr Mélenchon échapperaient à l’impopularité. Triste constat.

    Mme Hidalgo, sans doute en raison de l’obtention des JO pour Paris, ce qui amènera beaucoup d’ennuis pour les Parisiens et beaucoup de dépenses en ces temps où l’on proclame la nécessité de faire des économies. La grande rareté des villes candidates pour organiser la chose aurait dû mettre la puce à l’oreille de nos édiles dont la fierté me paraît plutôt usurpée. Mais que ne ferait-on pas pour que le coq gaulois continue à chanter même juché sur un tas de fumier, et pour faire dans la foulée avancer son ambition.

    La maire de Paris qui, pour combattre la pollution, immobilise les voitures, moteur au ralenti, pousse les Parisiens (ceux qui ont encore des jambes pour pédaler) à faire du vélo, le nez près des tuyaux d’échappement des voitures à l’arrêt, ou à prendre le métro où règne une pollution deux fois plus importante que dans les rues de la capitale. Le rêve de Mme Hidalgo est de faire de Paris un parc d’attraction pour oisifs, de préférence sur rollers ou skateboards.

    Les JO seront une manifestation festive de grande ampleur mais qui risque de devenir particulièrement polluante et étouffante, les rames du métro aux heures de pointe devraient déjà disposer aujourd’hui, comme dans les avions, de masques à oxygène en cas de pressurisation excessive[1] . Je n’ose imaginer la compression pendant les JO.

    Mélenchon, l’insoumis autoproclamé dans un des pays les plus libres de la planète, qui vit aux crochets de la République depuis des décennies en demandant aux autres de « dégager », reste populaire par sa tchatche comme le furent Robespierre jusqu’au coup de pistolet qui lui brisa la mâchoire et les chavistes du Venezuela jusqu’au manque préoccupant de papier hygiénique.

    Que ces deux personnalités butées, confites dans l’idéologie, restent populaires montrent bien que les Français sont irrémédiablement cartésiens (Voir : « C’est la faute à Descartes »), privilégiant les principes, leurs déductions et la théorie (qui devient de l’idéologie en politique) à l’expérience, la pratique et le pragmatisme.

     

    [1] Ce matin j’ai pris la ligne 13, encastré dans des corps pour lesquels je n’avais aucune affinité.


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  • L’ambiguïté du chat

    Je ne possède pas de chat. En fait, et c’est bien connu, on ne possède pas un chat, c’est lui qui vous possède. Je trouve le chat un peu inquiétant : on ne sait pas trop ce qu’il pense. C’est un animal ambigu, il est là et ailleurs, il dort et il chasse, il se fait plus aimé qu’il n’aime. On n’est jamais sûr de ses sentiments et de sa fidélité. L’être humain est plus fidèle à ce félin que l’inverse.

    Je vois fréquemment sur les murs de Paris de petites affichettes où des personnes éplorées demandent à la population de les aider à retrouver leur chat en exposant sa photo assortie d’une description dans laquelle on sent l’émotion à chaque ligne et l’incompréhension d’avoir été plaqué(e) sans raison.

    L’ambiguïté du chat a intrigué et intrigue toujours les physiciens :

    En 1935, Schrödinger a imaginé une expérience où un chat enfermé dans une boîte pouvait être à la fois mort et vivant (états superposés), selon la théorie quantique, avant que l’animal ne soit observé.

    En 2017 Marc-Antoine Fardin, physicien de l'université Paris-Diderot a remporté l'Ig Nobel* de physique pour son étude rhéologique du chat. Pour lui, le chat est à la fois solide et liquide car il prend la forme de tous les récipients dans lesquels il se glisse, boîte, lavabo, seau, etc.

    Être à la fois liquide et solide ou mort et vivant, qui dit mieux ?

    Pierre Bonnard : « Le chat blanc »

    * Les Ig Nobel récompensent chaque année les études scientifiques les plus insolites, pour ne pas dire les plus farfelues.


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  • Quand on déclenche un scandale en voulant bien faire

    L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament avait demandé au laboratoire Merck d’accroître la stabilité dans le temps de la lévothyroxine sodique, hormone de synthèse vendue sous le nom de Lévothyrox pour pallier le déficit ou l’absence de sécrétion de la glande thyroïde. Soulignons que l’absence de stabilité du produit était inconnue des patients et des médecins et aurait dû logiquement provoquer à un moment donné un déficit hormonal et par conséquent des signes d’hypothyroïdie chez les patients.

    Il n’en fut rien. Personne ne s’était plaint de quoi que ce soit : le Lévothyrox considéré à présent comme instable, prescrit depuis une éternité satisfaisait tout le monde.

    Par contre, le changement de formule (associé à un changement de conditionnement) en passant de < L-thyroxine + lactose > à < L-thyroxine + mannitol + acide citrique anhydre > (les autres excipients étant inchangés) vient de provoquer ce que l’on a appelé de suite un scandale sanitaire en raison des effets secondaires signalés qui se sont accumulés comme une petite avalanche (9000 sur 3 millions de patients, soit 0,3 % !) mais en faisant grand bruit car amplifiée par la caisse de résonnance des réseaux sociaux, les pétitions et les médias. Nous en sommes au stade juridique et à quelques dizaines de plaintes quasiment pour crime, mettant sur le même plan le scandale authentique du médiator et l’introduction de la nouvelle formule du Lévothyrox.

    Pourquoi ces effets secondaires ?

    Le laboratoire affirme que l’hormone elle-même est identique et les excipients ont été peu modifiés, mais les patients se plaignent et il faut les écouter.

    - L’équivalence entre l’ancienne et la nouvelle formule est-elle identique ? En moyenne, elle semble l’être d’après ceux qui se sont penchés sur la question. Par contre il est plus difficile de savoir si elle l’est pour une personne donnée. C’est la raison pour laquelle il a été demandé de faire un contrôle des taux sanguins au bout d’un mois environ. Si la dose donnée n’est pas parfaitement adaptée à la personne, ce déséquilibre du traitement peut expliquer certains troubles liés soit à un excès d’hormone soit à un déficit et il est simple d’y remédier en adaptant la dose. Par contre nombre d’effets secondaires signalés ne correspondent pas à un dysfonctionnement thyroïdien et il y a toutes les chances qu’ils persistent après réadaptation si les patients ont consulté leur médecin pour la faire.

    - Le changement d’excipient peut-il jouer un rôle ? Ce serait étonnant car le mannitol est largement utilisé dans l’industrie alimentaire (E 421) comme édulcorant et il n’a un effet laxatif (comme le sorbitol) qu’à forte dose, en outre la quantité utilisée dans chaque comprimé de Lévothyrox est minime.

    - S’agit-il pour beaucoup d’un effet nocebo ? Le signalement d’effets secondaires possibles largement amplifiés par les réseaux sociaux a probablement entrainé leur perception chez les patients qui craignaient leur survenue. Effet de panique. Sans compter que les gens n'hésitent pas à attribuer des troubles anciens à un phénomène nouveau.

    - Reste le soupçon complotiste vis à vis du laboratoire, mais on ne voit vraiment pas son intérêt. L’ancienne formule du Lévothyrox lui convenait très bien si l’ANSM ne s’en était pas mêlée.

    La démocratie sanitaire en action

    La ministre de la Santé a finalement cédé aux pressions et a demandé au laboratoire Merck de mettre en circulation ce qui lui reste de l’ancienne formule du Lévothyrox pour calmer les esprits. Mais pour un période transitoire, aussi la ministre compte demander à d’autres laboratoires de mettre à disposition des patientes (85% de femmes) de la thyroxine afin que celles-ci puissent choisir la formule qui leur convient comme sur l’étal d’un marché.

    Il reste pour améliorer cette démocratie sanitaire à élire les médecins parmi les patients. D’ailleurs cela commence à se faire avec les « malades experts ».


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  • 250. Est-il utile de s’astreindre à manger 5 fruits et légumes par jour et à bouger ?

    Ce message (pas celui du chat) largement diffusé s’adresse à l’ensemble de la population et vise à changer nos comportements : modifier notre alimentation, quels que soient nos goûts, et pratiquer un sport ou une activité physique, quelles que soient nos réticences.

    La question est évidemment de savoir si cette astreinte, qui peut être mal vécue, est efficace en permettant de prévenir ou même simplement de retarder nettement la survenue des maladies cardiovasculaires, ce qui est le but de ce message.

    Cette prévention est sûrement efficace pour ceux qui sont déjà atteints d’une de ces maladies (prévention secondaire) ou qui ont des prédispositions à en être atteint (facteurs de risque comme le diabète, l’hypertension artérielle, une nette élévation de certaines fractions du cholestérol, tabagisme qu’il est préférable d’arrêter plutôt que de suivre le message).

    Mais ces conseils hygiéno-diététiques s’adressent à toute la population, c’est à dire à une majorité de gens en bonne santé ou en tous cas exempts de maladies cardiovasculaires ou de facteurs de risque élevé. C’est ce qu’on appelle la prévention primaire que les politiques mettent en avant en priorité à chaque fois qu’on leur demande le contenu de leur programme de santé publique (cela n’a pas manqué avec Macron, présentant la prévention primaire[1] comme une avancée originale alors qu’il suit en cela tous ses prédécesseurs).

    Pour répondre à la question il a été demandé[2] à une « équipe d’épidémiologistes de Portland (Oregon, Etats-Unis) de faire une revue systématique des données concernant les bénéfices et les risques de conseils donnés par les médecins pour changer les comportements en prévention primaire des maladies cardiovasculaires chez les adultes sans facteur de risque cardiovasculaire. »[3]

    Les données ont été tirées de 88 études randomisées. Les auteurs ont constaté de 6 à 12 mois après le début du changement comportemental une diminution minime de la pression artérielle, du LDL cholestérol (athérogène), du cholestérol total et du poids.

    Mais il n’y a eu aucune différence entre les groupes (avec ou sans changement de comportement) pour ce qui concerne la qualité de vie en relation avec la santé, la mortalité globale, la morbidité et la mortalité cardiovasculaire. Mais le changement comportemental s’il peut être rasoir, ne comporte – et c’est heureux -  aucun risque.

    Bref, à l’échelle d’une population (celle que vise l’Etat), s’astreindre aux « 5 légumes et fruits par jour et à bouger » ne sert pratiquement à rien. Mais nous sommes dans la statistique, et cela ne veut pas dire qu’une personne donnée ne tire pas un bénéfice d’un changement de comportement conseillé par son médecin à titre individuel, mais en faire l’alpha et l’oméga de la politique de santé semble discutable, sinon abusif.

    Autres articles de ce blog concernant la prévention :

    De la persuasion au chantage

    Propos sur la prévention

    La prévention est-elle source d’économies ?

    L’échec de la véritable prévention

    ROSP

    Normalisation

    La révolution culturelle de Macron

     

    [1] Elle n’est pas discutable pour la lutte contre le tabagisme, l’alcoolisme et les maladies infectieuses, notamment par les vaccinations.

    [2] Par l’US Preventive Services Task Force

    [3] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28697259


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  • Le microcosme en mouvementsA chaque fois que sont vantées dans les publicités télévisuelles les délices d’un aliment riche en graisses ou en sucres, il est conseillé au bas de l’écran, comme un remords de conscience, de manger 5 fruits et légumes par jour, ce qui m’a toujours paru un message ambigu quant à la quantité réelle à ingérer et à sa réalisation pratique. (Voir « Recommandation »)

    Un autre message est le conseil de bouger.

    Ce dernier conseil a parfaitement été intégré par les hommes et les femmes politiques quel que soit le régime suivi.

    On a d’abord eu « En Marche ». La marche est le sport le plus simple et le plus efficace en matière de santé publique. D’ailleurs ses adeptes viennent de prouver son efficacité.

    Devant cette réussite, les grosses légumes qui se soucient de leur santé veulent suivre ce bon exemple. Chacun ou chacune cherche à se mettre en mouvement en créant le sien : Hamon, Pécresse, Sollers pour ne citer que ceux-là et Estrosi, disposant d’une Promenade, vient de se mettre logiquement en mouvement. Les socialistes, eux, se sont noyés dans les courants, la natation parait plus dangereuse que la marche.

    En tant que médecin, je ne peux qu’encourager cette lutte contre la sédentarité. Le seul inconvénient est que le citoyen immobile, car entravé par ses embarras, en voyant tous ces gens en mouvement, risque d’être pris de vertige devant le manège du monde politique qui ne cesse de tourner tout en restant sur place.


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  • Le Visiteur de l’ElyséeC’est non sans mal que l’Archange Gabriel pénétra dans l’Elysée. Il faut dire qu’il était un peu rouillé ; la dernière fois que le préposé au courrier divin avait eu à porter un message du Très-Haut remontait à plus de quatorze siècles, et il avait beau s’entretenir en faisant de l’exercice, il ne pouvait pas prévoir les obstacles à franchir en ces temps troublés quand on ne possède pas d’accréditation et en l’absence du flux de journalistes qu’il suffisait habituellement de suivre pour pénétrer dans ce Haut-Lieu.

    Le Palais de l’Elysée est comme les Champs du même nom, le lieu où séjournent les héros aux Enfers, et l’Archange une fois dedans n’eut guère de mal à trouver le bureau du président Macron, héros s’il en est.

    Gabriel laissa sortir Brigitte Trogneux en robe Louis Vuitton, et se présenta toutes ailes déployées (ce qui est tout de même impressionnant) devant l’homme (mais est-ce un homme ?) qui préside depuis peu aux destinées de la France.

    D'abord gêné par le courant d’air provoqué par le déploiement des ailes du préposé postal qui fit voler quelques ordonnances sur son bureau, Macron ne fut surpris qu’un bref instant par cette entrée non annoncée et sans rendez-vous.

    En fait, il s’attendait et espérait même la visite d’un extraterrestre car il avait tout fait pour se faire remarquer du Ciel, tel Bonaparte devant les pyramides, même si les siennes sortaient du bitume plutôt que du désert.

    Toujours aimable, Macron, pleinement dans son rôle de président, demanda à Gabriel (appelez-moi Emmanuel) ce qu’il pouvait faire pour lui. L’Archange répondit qu’il avait un message à lui délivrer de la part du Très-Haut. Macron, qui sait écouter selon les rumeurs, lui demanda la teneur du message divin. En écoutant le message, le président français fut surpris de s’entendre dire qu’il avait vexé le Très Haut. « Diable, pourquoi donc ? » laissa malencontreusement échapper le jeune héros (échappements dont il est malheureusement coutumier et que ses proches tentent maladroitement de justifier par des échappatoires).

    L’Archange replia ses ailes pour se reposer un peu et répondit d’un ton presque geignard : « pourquoi se faire appeler Jupiter et non pas Dieu ? ».

    Hans Memling : "L'ange à la branche"


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  • L’utilisation des compétences« Mis en examen pour "violences volontaires avec arme", le député M'jid El Guerrab (ex-LREM) a été transféré de la commission des Finances à celle de la Défense. ».

    Castaner, le porte-parole du gouvernement, affirme que faire passer ce toujours député de la commission des Finances à celle de la Défense est une sanction.

    Pas du tout, c’est une parfaite utilisation des compétences de ce monsieur, car celui-ci a bien montré que la meilleure défense était l’attaque avec l'emploi de moyens économiques. Il est donc logique que le contribuable continue à casquer pour que ses collègues puissent bénéficier prudemment de son expérience.


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  • Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb nous informe aujourd’hui qu’il y a dans les forces de l’ordre : policiers, gendarmes, militaires, douaniers et personnel pénitentiaire, des islamistes, pudiquement dénommés « radicalisés ». Quelques dizaines seraient connus et combien d’inconnus ?

    Donc, parmi les gens chargés de nous protéger se trouvent des gens qui veulent notre mort. On peut légitimement se demander pourquoi ils ont été maintenus à leur poste.

    Il semble que les prédécesseurs de Mr Collomb n’ont guère été troublés par cette situation aussi baroque que dangereuse, si bien que le susnommé souhaite « pouvoir muter et radier un fonctionnaire radicalisé » lorsqu’il fait partie des forces de sécurité, la mesure devant prendre place dans le projet de loi antiterroriste examiné en octobre.

    Cela veut donc dire qu’avant on ne pouvait rien faire ? L’islamiste fonctionnaire est-il intouchable en tant que serviteur de l’Etat ? (On se demande lequel).

    A noter que dans le projet de loi futur, le « radicalisé » pourrait être simplement muté. Oû ? Dans les transports ? Dans les aéroports ? Dans les préfectures ? Il semble que l’on soit plus prudent pour les centrales atomiques, qui oserait donc dire que nos gouvernants n'anticipent pas ?*

    Mais on peut néanmoins s’attendre à tout car le fonctionnaire, même islamiste, fait partie d’une espèce protégée d’autant plus qu’il bénéficie en outre de la présomption d’innocence. Ils sont aussi innocents que nous.**

    Une espèce protégée

     

    Des armes volées à la direction de la police de Seine-Seint-Denis.

    ** "Une centaine d'associations, syndicats et organisations opposés au projet de loi antiterroriste du gouvernement ont appelé à manifester ce dimanche, notamment à Paris, Nantes , Strasbourg et Nice, contre « l'instauration d'un état d'urgence permanent »


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