• Les revers de la conquête

    « L'amour est une agitation éveillée, vive et gaie...Elle n'est nuisible qu'aux fols » disait Montaigne. Des études ont montré que le mariage était bon pour le système cardiovasculaire, à condition toutefois que la relation conjugale soit satisfaisante. D'une façon générale, l'amour partagé est favorable à la santé, mais chacun sait qu'il peut être la source de bien des maux. Ô préservatif ! « Préserve-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge ». Des amoureux, même sages, ne sont pas à l'abri du danger. Ils sont exposés à la maladie du baiser (mononucléose infectieuse), le garçon est en outre menacé de paralysie radiale s'il laisse la tête de sa promise trop longtemps appuyée sur son bras, sans oublier la fracture du talon lorsqu'il saute par la fenêtre de la chambre à l'arrivée du père soupçonneux (syndrome de Roméo). Encore que par les temps qui courent, ce soit parfois le père menacé qui saute par la fenêtre après son intrusion intempestive.

    La maladie d'amour

    Jusqu'au XIXe siècle, les troubles du comportement dus à la frustration amoureuse étaient considérés comme une vraie maladie. Elle atteignait particulièrement les beaux-fils qui tombaient amoureux d'une belle-mère, bien entendu jeune et jolie. Hippocrate en fit le diagnostic chez le roi de Macédoine Perdicas II. Erasistrate en fit de même chez  Antiochus, et Avicenne pour un prince de Rhages en Perse. Au XVIIIe siècle, on se pose toujours la question : « L'amour peut-il être guéri par les plantes ? » (Thèse de Doctorat. François Boissier de Sauvages 1726).

    Une façon moderne et plus radicale que les plantes pour calmer sa flamme est d'incendier ou de défigurer la femme qui se refuse ou de l'enlever pour la forcer au mariage et la tuer devant des policiers comme cela vient de se produire au Kirghizstan.

    Au XIXème, on parle d'hystérie puis la psychanalyse s'en empare. De nos jours les médecins ne sont plus sentimentaux. Les seuls concernés sont les sexologues qui comme leur nom l'indique s'intéressent au sexe et non pas à l'amour. « Il m'avait toujours semblé que lorsque la sexualité tend à se muer en sexologie, la sexologie ne peut plus grand chose pour la sexualité » (Romain Gary).[1]  Cependant William Masters et Virginia Johnson, eux, sont passés de l'un à l'autre : réalisant les recherches fondamentales en sexologie, publiées en 1968 (Les Réactions sexuelles), William a fini par épouser Virginia, on ne peut impunément assister au coït des autres.

    L'amour dopé

    Le philtre d'amour est de tous les temps. Un des plus anciens est le fruit de la mandragore, offrande de Rachel à Léa pour coucher à sa place avec Jacob (Genèse 30/14). Un des plus utilisés, et des plus dangereux, a été la mouche de Milan ou cantharide qui réduite en poudre provoquait les érections souhaitées mais aussi des néphrites souvent mortelles. L'ecstasy l'a remplacée, vendue dans les grandes surfaces des rave parties, tout aussi dangereuse, pouvant provoquer des dégradations cérébrales sévères, même après une seule prise. L'argument libido est toujours présent pour faire vendre les vitamines et autres compléments alimentaires.

    La médecine traditionnelle chinoise attribue à la bile d'ours le pouvoir de guérir de nombreuses maladies et bien entendu de restaurer ou accroître les capacités sexuelles masculines. D'où un braconnage et surtout un élevage des ours, en Chine, Corée, Vietnam. Cette exploitation sans fondement des ours n'atténue en rien l'admiration béate de certains pour des médecines qui n'ont d'autre qualité que l'exotisme. Dans ces mêmes régions on attribue au phallus des phoques des vertus aphrodisiaques. C'est un des motifs de leur massacre à coups de gourdin sur la banquise, rouge de leur sang.

    Il est moins exotique, plus facile et moins cruel d'accroître le flux sanguin au bon endroit en avalant au bon moment un inhibiteur sélectif de la phosphodiestérase du type 5.

    En avoir ou pas

    Les hommes inquiets par la baisse de leur virilité se doutaient bien depuis longtemps que les testicules devaient contenir un principe actif. Dans l'antiquité et au Moyen Age, les testicules de castor étaient utilisés pour fabriquer des drogues et pommades et la légende voulait que le castor poursuivi par un chasseur se châtrait lui-même pour éviter d'être tué. Légende sans fondement car les testicules de castor sont internes. A la fin du XIXe siècle, c'est un américano-anglo-français venu de l'île Maurice, successeur de Claude Bernard, Edouard Brown-Séquard qui découvrit que même quand ils sont externes les testicules sont aussi des glandes à sécrétion interne. A 72 ans il s'injecta des extraits de testicules de chiens et cobayes et constata avec satisfaction que ses «  ardeurs défaillantes »[2] étaient ranimées. Mais cet effet s'avéra fugace. Dans les années 1920  le russo-français Serge Voronov, directeur du laboratoire de chirurgie expérimentale du Collège de France et son frère Georges greffèrent des testicules de singe, d'abord sur un arriéré, puis sur un vieil anglais disposant apparemment de toutes ses facultés et enfin sur des membres de l'intelligentsia et l'Archevêque de Paris. Ce « traitement paraît si prometteur que les compagnies d'assurances l'interdisent aux porteurs de rentes viagères »[3]. En Amérique, c'est le professeur d'urologie de Chicago, Lespinasse, qui greffa des morceaux de testicules humains récupérés après suicide ou exécution.

    Des fourmis dans un membre

    Une autre recette possible à base de fourmis est donnée par Maimonide :"Prenez une unité d'huile de carottes, une autre de radis et un quart d'unité d'huile de moutarde. Mélangez et ajoutez-y une demi- unité de fourmis jaunes vivantes. Exposez l'huile au soleil durant quatre à sept jours. Oignez-vous-en le membre deux ou trois heures avant les rapports. Vous constatez qu'il se maintiendra même après l'émission de sperme. Rien de plus efficace n'a été trouvé en ce domaine !... " [4].


    [1] Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable 

    [2] Bariéty et Coury, Histoire de la médecine

    [3] M. Dupont, Dictionnaire historique des médecins

    [4] Cité par R.Küss et W. Gregoir, Histoire illustrée de l'urologie

     

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  • Hier, une hystérie étonnante s’est emparée de la France à l’occasion de la finale de la coupe du monde d’un jeu consistant à pousser une balle avec les pieds ou la tête pour tenter de la mettre dans une cage malgré une équipe adverse qui s’y oppose en cherchant à s’approprier à son tour cette balle avec les pieds ou la tête dans le but de faire la même chose mais dans une cage opposée. Les cages étant gardées chacune par un joueur, toujours vêtu d’une tenue flamboyante, et à qui il est permis par dérogation spéciale d’utiliser toutes les parties de son corps qu’il ne manque pas de projeter dans tous les sens afin que la balle le frappe jusqu’à s’écrouler durement sur le sol sous les yeux admiratifs de ses petits camarades et dépités du frappeur. De la même façon, la foule fascinée par les évolutions pédestres et céphaliques des 22 joueurs ne disposant que d’une seule balle qui se déroulent sur la pelouse est partagée entre admiration et dépit et le fait bruyamment savoir quand elle ne réagit pas par la violence.

    Hier nous avions décidé de déjeuner tranquillement à la terrasse d’une brasserie. Mais dès 13 h, les deux brasseries contiguës furent envahies et ceux et celles qui ne trouvèrent pas place restèrent debout à attendre.

    Hystérie collective

    Attendre quoi ? Mais la finale de la coupe du monde de football (c’est le jeu que j’ai succinctement décrit ci-dessus). Chacun dispose pourtant d’une télévision à domicile, mais ces gens allaient poiroter 4 heures, debout, pour voir le match sur un grand écran disposé au fond de la salle dont ils n’auront qu’une vision partielle entre les têtes. Mais ils auront les cris, les réflexions et l’émotion partagée.

    L’être humain est tout de même un drôle d’animal ! Une attente de 4 heures ! Et pendant ce temps les voitures en passant klaxonnaient déjà, anticipant la victoire d’une équipe de France à majorité d’origine africaine mais qui sait chanter la Marseillaise et la chante sans réticence.

    Après cette victoire, une l’hystérie s’est propagée non seulement dans l’hexagone mais aussi parmi les Français vivant à l’étranger. Rassemblements dans les rues, les avenues et les places, le drapeau tricolore sur les épaules, embrassades, hurlements, coups de klaxon en mesure. Déambulations plus ou moins avinées dans tous les quartiers de Paris jusque tard dans la nuit et je suppose qu’il en était de même partout.

    Curieux, non ? Communion nationale et unité d’une nation disloquée qui ne peut se faire aisément qu’autour d’un jeu de ballon quand il ne s’agit pas d’une tragédie.


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  • Mais on pourrait également affirmer l’inverse : ce qui est dit ou montré n’existe pas toujours ou n’est pas forcément vrai.

    En septembre 2012, j’avais écrit un petit article après la publication d’une étude du Pr Gilles-Eric Séralini censée montrer la toxicité d’un maïs génétiquement modifié (voir 118. Les OGM, graines de discorde). Cette étude fit grand bruit et fut bien orchestrée sur le plan médiatique avec notamment une couverture du Nouvel Observateur que certains pourraient qualifier de putassier et que je qualifierais de malhonnête et d’irresponsable :

    271. Ce qui n’est pas dit ou montré, n’existe pas.

    Rapidement, il est apparu que la méthodologie de cette étude était très critiquable et qu’il a semblé que le Pr Séralini mêlait un peu trop science et militantisme puisqu’il est persuadé de la nocivité des OGM, et que, comme tout militant, il possède la réponse avant de débattre de la question. Devant les biais de cette étude, sa publication dans une revue scientifique (Food and Chemical Toxicology) fut par la suite retirée, à noter cependant que son comité de lecture aurait pu s’en apercevoir avant de la publier.

    Quoi qu’il en soit, le Pr Séralini fit suffisamment de bruit avec ses rats boursoufflés de tumeurs pour provoquer une inquiétude de la part des autorités et susciter des études plus sérieuses. C’est ainsi que les autorités françaises et européennes ont lancé trois programmes de recherche concernant la toxicité des maïs génétiquement modifiés (GRACE, GTwYST et GMO90+). Leurs résultats ont été présentés au mois de juin par l’Association française des biologistes végétaux (AFBV) et viennent contredire l'étude de Séralini :

    « Les résultats de ces programmes de recherche confirment l’absence d’effets sur la santé des maïs porteurs de MON 810 et NK 603 dans les études à 90 jours. (…) Les études à long terme (un an et deux ans), ne mettent en évidence aucun effet toxique des maïs analysés et n’apportent rien de plus que les études à 90 jours, comme l’avaient prévu les toxicologues. Ainsi, l’AFBV constate que ces nouvelles études réfutent les principales conclusions tirées des études de GE Séralini sur la toxicité des maïs « OGM » analysés : aucun risque potentiel n’a été identifié. En outre, elles contredisent ses propositions sur la nécessité de réaliser des études à long terme. Pour l’AFBV, il est donc important que les consommateurs européens soient maintenant informés des résultats de ces études qui devraient les rassurer sur la qualité pour leur santé des plantes génétiquement modifiées autorisées à la commercialisation et sur la procédure d’évaluation européenne, déjà la plus rigoureuse du monde » (communiqué de l’AFBV rapporté par JIM.fr).

    Bien que le service de presse de l’AFBV ait envoyé les conclusions de ces travaux à 150 journalistes et 250 parlementaires, on ne peut pas dire que leur divulgation ait eu le même retentissement que l’étude fracassante de Séralini « Même l’AFP n’a pas voulu passer une ligne » affirme un représentant de l’AFBV.

    Il est évident que pour les médias une information rassurante est beaucoup moins « sexy » qu’une information inquiétante, et qu’une information faisant état de leurs erreurs reste discrète. A cela il faut ajouter que les mouvements d’opposition comme celui des anti-OGM semblent avoir la sympathie des médias, toujours attirés par les conflits, sans parler de leur prudence devant le caractère souvent belliqueux des militants en règle persuadés d’être détenteurs de la vérité même lorsqu’elle n’a pas été démontrée.

    On peut attendre en vain une couverture rectificative du Nouvel Obs aussi péremptoire que la précédente affirmant que l’on vient de démontrer que « Non, les OGM ne sont pas des poisons ! ». Les médias ont préféré donner la parole à GE Séralini en parlant de « guerre de communication ». On voit que le « chercheur » de Caen préfère quitter le domaine scientifique, et la confrontation sur la valeur des études en cause, pour rejoindre celui de la médiatisation. Le Pr Séralini a en effet tout intérêt à quitter la science où sa faiblesse est manifeste, pour rejoindre celui de la communication où il a prouvé en 2012 sa maîtrise.

    Le Nouvel Obs. à peine troublé par les trois études qui viennent contredire celle de Séralini, lui a donné plutôt la parole. Je suis incompétent pour juger des arguments avancés pour sa défense (qui m'ont cependant paru à la lecture un peu tirés par les cheveux), mais le mis en cause s’est surtout élevé contre le détournement de fonds publics pour « discréditer » ses travaux. Je ne connais pas le Pr Séralini mais je trouve qu’il ne manque pas de culot : il publie une étude discutable, mais inquiétante, et il proteste que l’on soit dans l’obligation d’en vérifier la validité dans le strict respect d’une démarche scientifique. Il est en effet regrettable que la peur des pouvoirs publics après son étude d’emblée sujette à caution ait conduit à dépenser plusieurs millions d’euros pour l’infirmer. On comprend aussi que le Pr Séralini aurait préféré que l’on ne vérifie pas les résultats de son étude. C’est humain, mais détestable.


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  • La risette de la chimèreLes Italiens se sont dotés d’un gouvernement-chimère composé à la fois de membres de l’extrême droite et de membres d’un parti populiste plutôt socialisant. Un assemblage contre nature à la fois national et socialiste qui évoque, toutes proportions gardées, un parti germanique de triste mémoire.

    Il est donc possible que ce gouvernement transalpin à deux corps soit amené à prendre des décisions apparemment contradictoires pour nos esprits que l’on dit « cartésiens », c’est à dire marqués par l’idée plutôt que la pratique.

    Le Canard enchaîné d’hier, à la suite du Figaro, note que « le Conseil des ministres populistes et d’extrême droite a adopté la semaine dernière, un décret qui limite le recours aux contrats courts et encourage les embauches à durée indéterminée ». Une remise en cause de la flexibilité du travail instaurée par Matteo Renzi en 2015.

    Ce qui est étonnant est le commentaire du volatile à la fin de l’entrefilet : « On chasse le migrant mais on fait risette aux chômeurs », en ajoutant, ironique, « c’est peut-être ça le « en même temps » à l’italienne. »

    Donc Le Canard trouve scandaleux que le gouvernement italien privilégie les chômeurs italiens plutôt que l’accueil des migrants africains ou asiatiques.

    Le Canard est ici, non seulement boiteux, mais il court sans tête.

    Illustration : Picasso


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  • La mort (accidentelle ou non) d’un jeune délinquant qui refusait d’obtempérer aux injonctions des forces de l’ordre déployées dans des quartiers de Nantes en raison de l’utilisation dans ceux-ci d’armes de guerre les jours précédents a provoqué des émeutes à répétition, des destructions de biens et des incendies que les CRS n’ont pas pu ou n’ont pas voulu prévenir de peur, sans doute, de faire bobo à ces voyous dont on sait la sensibilité.

    Voyous qualifiés par une journaliste de « révoltés », la même ayant qualifié la marche « blanche » d’hommage rendu au jeune homme au casier judiciaire plutôt chargé, mais qui ne méritait sûrement pas la mort pour les délits qui lui étaient reprochés.

    D’après les informations, les destructions ont touché des voitures des habitants du lieu, des commerces, un centre culturel, un centre médico-social, un centre de sécurité sociale, un pôle emploi, un lycée, une bibliothèque ou médiathèque etc…Ces imbéciles ont donc détruit leur propre environnement, ce qui pouvait élever le niveau du coin ou leur venir en aide. Ensuite, ils viendront pleurer qu’ils sont abandonnés (ce qui dans ces quartiers de Nantes ne semblait pas être le cas), appuyés par des sociologues qui en sont encore au traitement social de ces émeutes alors qu’il s’agit surtout d’un problème culturel insensible aux milliards déversés sur ces banlieues à la suite de la brochette de plans pondus par les gouvernements successifs depuis des décennies.

    Macron a bien senti que le dernier en date pondu par Borloo, et qui valait la bagatelle de 40 milliards, n’aurait pas fait mieux que les précédents. Les infrastructures, et parfois de qualité, existent le plus souvent dans ces quartiers dont une partie de la population vit d’une économie souterraine d’où leur extrême sensibilité à la présence des forces de l’ordre. Améliorer l’habitat, c’est bien, changer le comportement d’une partie de la population qui n’a aucunement envie de s’intégrer et vise à rester maître de son territoire, serait mieux mais bien plus difficile pour ne pas dire utopique.

    Cependant, pour être objectif, les plans ont tout de même l’intérêt de permettre de remplacer ce qui est périodiquement détruit par les imbéciles, ici ou ailleurs, car si les centres culturels, les centres médicaux, les écoles, les bibliothèques etc… ne sont pas remplacés après leur destruction, les imbéciles pourraient se sentir frustrés de ne pouvoir détruire que les voitures de leurs voisins ce qui risque de les énerver, car ces incendies de voitures font déjà partie du rituel du jour de l’an en l’absence de toute provocations de la part des autorités.


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  • Surf

    Le surf est un sport avec un certain prestige. Les images de beaux jeunes gens chevauchant d’énormes vagues ne manquent pas de séduction, et je ne doute pas que cela doit être plaisant pour celui qui chevauche. Le lieu où je passe quelques jours est renommé pour la pratique du surf. Les planches sont partout.

    A observer au sec l’évolution des pratiquants, il me semble que ce sport illustre un des traits caractéristiques de l’être humain : la persévérance, l’opiniâtreté, voire l’entêtement, un trait qui doit rendre perplexe les autres espèces auxquelles je joins ma modeste personne.

    La partie sportive de cette activité est essentiellement représentée par :

    1. le port de la planche dans la ville et sur la plage
    2. Surtout le lent et difficile cheminement du surfeur pour avancer dans la mer contre la poussée des vagues en trainant la planche.
    3. La montée sur la planche instable, secouée par ces maudites vagues que l’on veut apprivoiser.

    Au terme de ces épreuves, dans le meilleur des cas et pour la grande majorité des pratiquants que j’ai pu voir, le surfeur ou la surfeuse réussit à tenir, dans une attitude plus ou moins esthétique, environ deux secondes sur la planche propulsée par la vague avant de chuter. La chute marquant la fin d’un cycle et le début d'un autre.


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  • INSECTES

    Devant les infinis bleus du ciel et de l’océan

    On voit sur le ruban de sable couleur solaire

    Des insectes dressés sur leurs pattes arrières

    Minuscules parasites redoutables et turbulents


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  • Ils ne pensent qu’à ça

    Dans la dernière édition de Slate.fr, le sexe prend une place dominante, mais c’est le cas de bien d’autres journaux (notamment l’OBS avec rue 89). J’ai relevé les titres suivants dont je n’ai pas lu les articles correspondants :

    - Est-ce que draguer sur internet, c’est tromper ?

    Il me semble que cette question pourrait être le sujet d’une épreuve de philosophie sur le virtuel et le réel.

    - Un Américain se brûle avec une caméra attachée à sa chaussure pour filmer sous les jupes.

    Ce qui fait immanquablement penser à la chanson de Souchon où regarder sous les jupes des filles est la principale motivation des actions masculines.

    - En matière de vulve, la norme n’existe pas (en faisant état d’une étude scientifique).

    Article sans doute rassurant pour les femmes mais qui pointe l’inégalité entre les femmes et les hommes au détriment de ces derniers, car les normes mesurables existent chez ces derniers pour ce qui concerne leur pénis.

    - Aux Etats-Unis les trafiquants sexuels « recrutent » en prison.

    Ce qui laisse penser que les femmes obligées, par nécessité, de se prostituer à leur sortie de prison sont mieux protégées quand elles sont incarcérées.

    Et bien sûr, suite au défilé de personnes fières de la façon non orthodoxe dont elles font l’amour, secrets d’alcôve bruyamment étalés dans la rue, et dont tout le monde devrait se foutre, nous avons quelques articles sur le sujet :

    - La mairie de Paris ne veut pas (vraiment) d’un centre d’archives LGBT+

    Mme Hidalgo en a sans doute assez de faire des erreurs.

    - En marche (des fiertés) avec Mastercard et la mairie de Paris

    Article lu en diagonale et où figure le droit des femmes à avoir un enfant. La faculté d’enfanter est du domaine de la biologie et non de la loi.

    - Le guide des différents drapeaux de la Gaypride.

    Que l’on devrait apprendre en primaire.

    - Aux Etats-Unis, le « coming out » historique d’un joueur de soccer.

    Dans le fond, avec un peu de cul, on peut entrer dans l’histoire.

    Les LGBT sont devenus un groupe de pression et quasiment un parti « transpolitique » ayant son langage, ses moeurs et son drapeau. On peut le comprendre au regard de l’histoire et des persécutions qui n’ont toujours pas cessé dans une partie du monde. On peut comprendre la position de défense, chacun étant libre de vivre sa vie sexuelle comme il l’entend si elle n’est pas agressive, et cela devrait ne regarder personne. Aussi, je me demande si une excessive exposition revendicative de ces orientations sexuelles, qui prend parfois des allures d'exhibition grotesque, dans une société où elles sont acceptées par la grande majorité, ne nuit pas à leur cause, car les homophobes ne cesseront pas de l’être avec ces démonstrations, et d’autres, irrités par leur médiatisation répétée, risquent de le devenir.

    Bernard Buffet : « Deux hommes nus »


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  • Le partage de la perversité

    Bien que surtout intéressé en ce moment par la forêt et l’océan, j’ai appris un peu par hasard que la chaîne de TV LCI allait consacrer ce soir, et pendant 1h30, une émission en forme d’enquête sur un assassin pédophile (pédoclaste me paraîtrait plus exact).

    Cette chaîne semble être très fière d’avoir recueilli les témoignages des proches de l’enquête qui a conduit à son arrestation. Ces témoins ne manqueront pas de faire le portrait d’un individu exécrable, toujours vivant, et dont le procès pour au moins deux crimes n’a pas encore eu lieu.

    Je ne sais pas ce qu’en pense les parents de la petite Maëlys tuée à l’âge de 8 ans par cette brute, mais pour ce qui me concerne j’ai le même rejet que lorsque l’on passe en boucle sur les médias les portraits (au demeurant sans intérêt) des terroristes islamistes après leur assassinats censés leur ouvrir le paradis des musulmans.

    Je sais que les faits divers sont une source inépuisable pour les journalistes d’articles, d’informations et de commentaires, mais il me semble malsain, pour ne pas dire révoltant, de transformer ainsi des assassins en héros, omniprésents sur les ondes et les écrans au point d’attirer l’intérêt et même l’amour de quelques égarées plutôt perverses.

    Klimt : Frise Beethoven : « Les forces du mal »


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  • Bien que cela n'intéresse personneJe suis dans les Landes, le pays du peuple des pins.

    Un peuple  immobile, les pieds dans la terre, et le corps fièrement dressé vers le ciel.

    De longs troncs minces et dépouillés

    Le sommet coiffé d’une couronne d’épines auréolée par le soleil et que le vent agite avec élégance.


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