• Comment tuer écologiquement 

    Van Gogh : "Le semeur"

    Il est heureux de constater que les impératifs écologiques s’imposent de plus en plus, et que le souci de l’environnement est bien présent aux USA. En tout cas dans l’armée américaine si j’en crois le site Seeker, dont l’article a été repéré et rapporté par Grégory Rozieres sur « Le Huffington Post ».

    L’armée américaine aurait un projet particulièrement vert : celui de développer des balles biodégradables, contenant des graines de plantes.

    Il est certain qu’un être humain ou un animal abattu, une fois mort, est entièrement biodégradable, mais pas les munitions qui ont servi à le tuer, surtout lorsqu’il s’agit de munitions volumineuses, sources incontestables de pollution environnementale car laissées sur le sol ou enterrées, elles mettent des siècles à se dégrader vilainement en lâchant dans la nature des métaux et des produits chimiques.

    Mais pourquoi remplir ces munitions de graines de plantes ? l’objectif n’est pas de fleurir l’intérieur des tombes des ennemis abattus car une germination à l’intérieur d’un cadavre est plutôt problématique en l’absence de lumière. Les graines libérées par la cartouche biodégradable devraient germer après quelques mois et les plantes issues des instruments de mort seraient destinées, non seulement à l’agrément des champs de bataille ou de chasse, mais à éliminer tous les produits toxiques en permettant ainsi aux animaux de se nourrir sans arrière-pensée, et aux nappes phréatiques de conserver leur pureté.

    La vie humaine, elle, n’est ni durable, ni renouvelable.


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  • Aucunement politologue (je tiens à le préciser pour ceux qui visiteraient ce blog pour la première fois), j’avoue être étonné par la façon dont les propositions de Hamon sont reçues et commentées par des médias et par une partie de la jeunesse.

    La jeunesse qui l’applaudit semble être séduite par les utopies hamonièsques au point que je me demande si elle ne désire pas, tout simplement, être entretenue en raison du chômage et de la difficulté de trouver un premier emploi lorsqu'il est recherché.

    Car Hamon n’y va pas avec le dos de la cuillère en matière d’assistanat, puisque j’ai cru comprendre qu’il propose un revenu universel de 750 € par mois en maintenant les autres prestations sociales, tout en travaillant – pour ceux qui continueraient à travailler – 32 heures par semaine, en augmentant les salaires. Mais peut-être ai-je mal compris.

    Quant à certains médias, ils parlent de post (un préfixe qu’ils adorent pour faire savant) : post travail, post société etc…

    On pourrait même se demander si les commentaires médiatiques, peu critiques pour un projet abracabrantesque dans la situation actuelle, ne relèvent pas d’une certaine perversité en favorisant Hamon pour qu’il devienne le candidat du parti socialiste à la présidentielle, afin qu’il puisse entonner le chant du départ d’un parti socialiste déjà « éparpillé façon puzzle ».


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  • Un article de Ian Adams et Anne Hobson paru dans Slate.fr est intitulé : « Plus de voitures autonomes, c’est aussi moins d’organes pour les greffes ». Les auteurs remarquent qu’avec les voitures de l’avenir, le nombre d’accidents mortels dus aux erreurs humaines de conduite (qui seraient impliquées aujourd’hui dans la très grande majorité des cas) ira en diminuant. Or « la source la plus fiable d'organes sains est constituée par les morts de la route, soit plus de 35.000 personnes tuées chaque année aux Etats-Unis » et dans ce pays 1 greffon sur 5 provient d’une victime de la route. Quand on pense que l’objectif avec des voitures pleinement autonomes est de 0 mort sur les autoroutes d’ici 30 ans !

    Vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous voulez encore sauver les milliers de patients en attente de greffe.

    Plaidoyer pour les accidents de la route

    Dessin de Philippe Geluck


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  • Avant débat de la primaire de la gauche

    Notre quatuor socialiste à l’air de s’amuser beaucoup. Ce soir, les camarades vont moins s’amuser. Je crois que les courageux qui regarderont le débat télévisé ne s’amuseront pas davantage, et ceux qui leur sont favorables risquent d’être submergés par une vague de tristesse. Mais j’ai sans doute tort d’anticiper, ce sera peut-être rigolo.

    De gauche à droite (hors tendance politique) :

    Manuel Valls. Obligé de revenir en partie sur sa propre politique économique et en se défaussant sur autrui pour séduire les réactionnaires de gauche. Il est resté cependant ferme face à l’islamisme, ce qui ne semble pas être le cas des autres postulants que cela soit par conviction, lâcheté ou souci de gonfler leur électorat.

    Arnaud Montebourg. Il a le regard fixé sur la ligne bleue des Vosges avec Merkel dans son viseur. L’aimable dandy veut faire payer les banques, au besoin en les nationalisant, comme au bon vieux temps.

    Benoit Hamon. Il paraît que l’on s’extasie sur son programme. On peut. Il proposerait, en effet, que l’on soit payé davantage (hausse du smic, des minima sociaux, du point d’indice des fonctionnaires, revenu universel de 750 €) en travaillant moins (32 heures), tout en défavorisant les entreprises. Bravo l’artiste. Manifestement la dette faramineuse de la France le laisse totalement indifférent. Il n’est peut-être pas au courant. Hamon et merveilles.

    Vincent Peillon. Son programme économique ne parait pas plus idiot que celui des autres (mis à part celui d’Hamon qui est tout de même hors concours), mais il pourrait endosser le portrait que Jean-François Revel fit de Jean-Pierre Chevènement : « Ce Lénine provincial et béat (…), appartenant à la catégorie des imbéciles qui ont un visage d’homme intelligent, encore plus traîtresse et redoutable que celles des hommes intelligents qui ont un visage d’imbécile » (« Le voleur dans la maison vide » Ed Plon p. 580). Cet agrégé d’histoire, fâché avec les dates historiques (plaçant les évènements incriminés 40 ans en arrière au lieu de 75 ans), a osé mettre sur le même plan la situation des musulmans dans la France d’aujourd’hui et celle des juifs sous le régime de Vichy. Les Français juifs de l’époque, dont la plupart n’étaient pas pratiquants, auraient été, selon lui, victimes de la laïcité alors qu’ils ont été victimes d’un antisémitisme d’Etat, sans aucun rapport avec la religion, et qui a conduit à leur extermination par les nazis. Cette comparaison est donc stupide, suspecte et nocive car elle banalise du même coup le nazisme (« tout se vaut ») sans que cela émeuve pour autant les médias de gauche qui pardonnent aux copains de leur camp de proférer les pires monstruosités. Pour rattraper son ineptie, cet ancien ministre de l’Education nationale s’est targué d’une ascendance juive, ce qui est encore plus minable.

    ADDENDUM : Peillon lors de ce premier débat de la primaire de gauche a ajouté à son palmarès : "Les Français d'origine musulmane", ce qui n'a provoqué, semble-t-il (car j'ai évité la vision de ce débat), aucune réaction de la part des journalistes comme des participants, mais a conduit une internaute curieuse à demander où se trouvait la "Musulmanie".


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  • La confusion des valeurs

    Eugène Delacroix : « Le bon Samaritain »

    François Fillon a récemment déclaré sur TF1 :

    « Je suis gaulliste et de surcroît je suis chrétien, cela veut dire que je ne prendrai jamais une décision qui sera contraire au respect de la dignité humaine, au respect de la personne, de la solidarité ».

    Que ce soit de la gauche, du centre ou de l’extrême droite, Fillon a essuyé des salves de désapprobations pour s’être servi de ses croyances religieuses comme argument électoral dans une république qui se veut laïque.

    Je ne rentrerai pas dans ce débat.

    Ce qui me paraît plus intéressant est que le candidat de la droite a mis en avant des valeurs chrétiennes pour répondre aux critiques qui lui sont faites sur la « brutalité » de son programme, notamment concernant la prise en charge des soins par l’Assurance maladie : respect de la personne et de sa dignité, solidarité…

    On peut y ajouter d’autres valeurs promues (je ne dis pas qu’elles sont réalisées) par le christianisme : compassion, le secours au plus faible, le respect des pauvres et des défavorisés (« les derniers seront les premiers »), une hostilité (plus théorique que pratique) envers l’argent et les riches (plus pour le catholicisme que pour le protestantisme) et… l’accueil de l’étranger (quant au pardon des offenses, on pourrait qualifier cette valeur de poétique).

    Les valeurs revendiquées par la gauche (non révolutionnaire, car vouloir « pendre les patrons par leurs tripes » comme l’extrême gauche a pu le proposer, sort du cadre des valeurs pour rejoindre celui de la folie) ne me paraissent guère différentes, en y ajoutant peut-être la « justice sociale », valeur particulièrement floue mais qui fait partie de la solidarité, et « l’égalité », en sachant que l’égalité devant le droit est préconisée par tout le monde, mais que l’égalité des individus n’a aucun sens.

    En fait quand la gauche parle avec une certaine emphase de ses valeurs, ce sont essentiellement des valeurs chrétiennes, ce qui lui permet de faire la morale aux autres à l’égal des prêtres.

    En définitive : la gauche est-elle chrétienne ? Ou le christianisme est-il de gauche ?


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  • Une certaine gauche est toujours ce qu’elle a été

    Boissy d’Anglas salue la tête de Ferand sur une pique à la Convention

    « Il est vrai que, pour la gauche, le sang ne compte pas quand c’est elle qui le verse » (JF Revel, Le voleur dans la maison vide ; p. 551, Ed. Plon).

    L’aveuglement pendant des décennies de la gauche française sur les exactions perpétrées par les régimes « progressistes » fut stupéfiant. Aveugle mais aussi sourde aux récits des témoins que les intellectuels de gauche jouissant des avantages d’un pays démocratique, qu’ils semblaient abhorrer, ne manquaient pas d’insulter lorsque ces rescapés révélaient une vérité qui les dérangeait dans leur confort intellectuel de privilégiés.

    Longtemps admirateurs de l’Union soviétique, négligeant le Goulag et les tombereaux de sang versé par Staline. Admirateurs de Mao, passant à la trappe les millions de Chinois morts à la suite des lubies idéologiques de leur tyran. Admirateurs du Vietnam réunifié qui, à sa naissance, fut marqué par les camps de rééducation, les fusillés, les innombrables victimes mortes de mauvais traitements et les « boat people », affrontant la mort en mer pour s’échapper de ce nouveau paradis communiste. Admirateurs des Khmers rouges avant de s’apercevoir qu’ils étaient fous.

    Mais cet aveuglement existe toujours. Regardez Mélenchon, soutenu par un parti communiste toujours là, ancien trotskiste dirigeant dans les années 1970 « l’Organisation communiste internationale » à Besançon. Admirateur de Robespierre qui a largement contribué à ensanglanter la Révolution française, coupant des têtes de révolutionnaires qui valaient mieux que lui comme celles de grands esprits et d’innombrables innocents. Admirateur sans réserve de Chavez qui a laissé son pays dans un triste état et qui envisage peut-être d’administrer la même potion au nôtre. Admirateur grotesque de Fidel Castro dont la tête d’assassin de son compagnon, Che Guevara, a longtemps figuré sur la poitrine de la jeunesse du monde entier. Il est vrai, comme le pense Mme Royal dans sa touchante naïveté, qu’un pays touristique ne saurait avoir de prisonniers politiques.


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  • Hommage à MitterrandLe Premier ministre résiduel, Bernard Cazeneuve, s'est rendu à Jarnac le dimanche 8 janvier pour commémorer la mort de François Mitterrand, survenue il y a 21 ans.

    Dans son hommage, il a rappelé qu’au temps de Mitterrand "le clivage droite-gauche conservait toute sa force et toute sa pertinence et Ô combien il avait raison", et que le premier président socialiste acceptait "que les partis de gauche puissent évoluer (…) mais pas au point de théoriser le 'ni droite, ni gauche' qu’il considérait comme un ailleurs improbable. A moins qu’il ne fût la manifestation d’un opportunisme cynique dans des circonstances particulières ou d’une confondante immaturité". Missile envoyé en direction d’Emmanuel Macron.

    Cocasse.

    S’il y a un politicien qui fit preuve en son temps d’un opportunisme cynique c’est bien celui à qui il était venu rendre un hommage vibrant : Mitterrand.

    Feu le premier président socialiste de la Ve était davantage socialiste par opportunité que par conviction. Il revêtit cette défroque pour accéder au pouvoir. Il fut de gauche car ceux qui étaient au pouvoir étaient de droite, il se serait probablement proclamé de droite si les détenteurs du pouvoir avaient été de gauche.

    Opportuniste, passant de Vichy à la résistance (mais il est loin d’avoir été le seul, et résistant, il le fut). Cynique, continuant à fréquenter son ami Bousquet organisateur de la rafle du Vel d’hiv, et responsable de l’extermination de centaines de juifs français. Cynique jusqu’à vouloir passer pour une victime lors du pseudo attentat de l’Observatoire.

    Ce Mitterrand à qui les socialistes, comme des dévots, viennent rendre hommage aimait le pouvoir pour le pouvoir, et non pour réaliser un quelconque projet qui lui aurait éventuellement tenu à cœur. Le pouvoir avec ses oripeaux monarchiques* pour placer ses copains et protéger ses amis, même les crapules. Pour s’entourer d’une cour de flatteurs. Pour écouter les communications téléphoniques d’autrui pour son bon plaisir sans avoir à rendre des comptes comme dut le faire Nixon pour des travers semblables.

    Alors je trouve la sortie de Cazeneuve plutôt cocasse.

    Par contre, il peut rendre un hommage sans réserve à son héros pour sa maturité politique, car les seules choses qui intéressaient vraiment ce dernier, et qu’il faisait fort bien, furent les manœuvres politiciennes pour accéder au pouvoir et s’y maintenir.

    * Je me souviens de sa sortie du Panthéon après son élection où lorsqu'un quidam voulut s'approcher de lui pour le féliciter, Mitterrand fit un geste méprisant de la main pour qu'il s'écarte comme de la vulgaire valetaille.


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  • Lors de son meeting à Nevers, Emmanuel Macron a développé son programme pour la santé (en parlant de « révolution culturelle »[1]) devant un millier de personnes qui semblaient enthousiastes à la fin de sa prestation.

    Bien sûr, beaucoup de généralités et aucune nouveauté sur l’hôpital, les maisons de santé pluridisciplinaires déjà nombreuses (qui ressemblent aux « dispensaires » de jadis), et sur le développement de la télémédecine. Cependant l’ouverture du numérus clausus est envisagé, ce qui évitera peut-être aux jeunes Français de faire leurs études de médecine en Roumanie ou en Belgique, et d’avoir des médecins roumains dans nos campagnes.

    Bien sûr, comme tous les politiques, Macron attend l’essentiel des économies de la prévention, car parallèlement les soins et même les petits seront mieux remboursés, ce qui va tout de même agrandir le trou bien connu.

    La prévention reste la « tarte à la crème » préférée des politiques en matière de santé (voir  «160. La prévention est-elle source d’économies ? »), la rémunération des médecins devant être en partie basée sur un mécanisme qui existe déjà la ROSP (voir 215. ROSP). La prévention est pleinement efficace (c’est à dire en empêchant l’éclosion de maladies) par les vaccinations, et le serait par l’arrêt des intoxications volontaires notamment par l’alcool et le tabac, l’un et l’autre grands pourvoyeurs de maladies mortelles. Jusqu’à présent tous les gouvernements ont plus ou moins échoué pour le tabac et l’alcool.

    Si Macron ne trouve rien d’original en préconisant une vie plus saine pour les Français, il le devient en proposant un service sanitaire de trois mois pour tous les étudiants en santé (40000 estime-t-il) qui iraient dans les écoles prêcher la bonne parole, et ambitionne ainsi de voir se lever la première génération sans tabac (on peut toujours rêver). La bonne parole serait également diffusée dans les quartiers défavorisés (je me suis toujours demandé en quoi) où circulent cependant d’autres drogues que le tabac, et même dans les Ehpad. J’avoue que la prévention ciblant les vieillards dépendants me laisse perplexe.

    J’ai toutefois relevé deux propositions intéressantes :

    - L’évaluation de la généralisation du 1/3 payant. Sur quoi Marisol Touraine, en bonne camarade, n’a pas manqué d’ironiser dans un tweet (véhicule privilégié de la politique) en déclarant que la chose avait déjà été évaluée puisque 73% de Français seraient pour. Notre ministre de la santé confond hardiment sondage et évaluation. Il est même étonnant que 100% des Français n’aient pas répondu qu’ils préfèrent ne rien payer en allant consulter un médecin. Evaluer l’impact de cette mesure, ce n’est pas faire un sondage chez les bénéficiaires, c’est, entre autres, évaluer son fonctionnement, l’éventuelle augmentation du nombre de consultations[2], son coût, le temps consacré aussi bien par l’assurance maladie que par les médecins (qui passent des heures à vérifier les comptes et s’aperçoivent qu’ils ne sont pas toujours rémunérés pour leur travail).

    - Une mesure proposée par Macron pourrait être une source incontestable d’économie : la généralisation de la vente à l’unité des médicaments (qui se fait dans d’autres pays). Que chacun ouvre sa pharmacie, il y verra de nombreuses boîtes de médicaments comprenant de nombreux comprimés non utilisés. Ce gâchis n’est pas sans intéresser les laboratoires pharmaceutiques.

     

    [1] « Il faut conduire une vraie révolution culturelle dans la santé. Nous nous appuierons davantage sur les personnels de santé et les patients. Il faut favoriser les initiatives de terrains plutôt que les décisions uniformes venant d'en haut, pour avancer en donnant du sens, il faut des mesures de long terme. »

    [2] Dans ma pratique j’ai rencontré quelques patients bénéficiant de la CMU et qui ne payaient donc pas leur consultation, venir me voir sans nécessité aucune.


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  • Vincent Peillon est- il atteint d’une maladie d’Alzheimer ?Le candidat à la primaire de la gauche a en effet déclaré sur France 2, le 3/01/17 :

    "Si certains veulent utiliser la laïcité, ça a déjà été fait dans le passé, contre certaines catégories de populations, c'était il y a quarante ans, les juifs, à qui on mettait des étoiles jaunes, c'est aujourd'hui nos compatriotes musulmans qu'on amalgame d'ailleurs souvent avec les islamistes. C'est intolérable"

    La question d’une atteinte de sa mémoire (à la fois sur la date et les faits historiques) peut se poser car il s’agit tout de même d’un prof. de philo, agrégé d'histoire, député européen et de surcroît ancien ministre de l’Education nationale.

    A moins qu’il soit fondamentalement con, ce qui est plus vraisemblable, mais aussi grave pour un candidat à la présidentielle.


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  • Le catarrhe n’est plus ce qu’il étaitAujourd’hui, dans le métro, j’ai vu un homme d’âge moyen - à noter que la moyenne des âges tend à s’élever malgré toutes les menaces alimentaires, environnementales et les pathologies multiples ressassées par les médias et les médecins diffuseurs de panique – J’ai donc vu un homme d’âge moyen avec quelques cheveux gris se moucher…dans un mouchoir en tissu, fort joli au demeurant.

    J’ai assisté, perplexe, à la manœuvre avec enfouissement du produit soigneusement enveloppé dans une de ses poches, la chose n’étant pas destinée à être jetée dans la première poubelle venue, mais à être soigneusement ramenée chez soi.

    De deux choses l’une me suis-je dis : ou cet homme faisait preuve d’un altruisme inhabituel en conservant par devers soi des matières contagieuses pour préserver la communauté en cette période grippale,

    Ou c’est un masochiste.

    Chacun sait, en effet, que l’une des découvertes majeures du siècle dernier est le mouchoir en papier. Et je sais de quoi je parle. Je suis à un âge où j’ai été dans l’obligation pendant une partie de ma vie de n’utiliser que des mouchoirs en tissu qui, en étant neufs, avaient l’avantage d’être joliment décorés, mais dont l’usage répété devenait un calvaire par la recherche, à côté des agglomérats durcis, d’un coin disponible pour un nouveau recueil de mucosités. Et Dieu sait (ou peut-être pas) ce qu’un nez, même de dimensions modestes, peut secréter dans un journée !

    De plus, remettre la chose humide dans sa poche pour un prochain usage était assez déprimant et la transporter jusqu’à son domicile encore davantage.

    Sans parler du nettoyage ultérieur pour rendre le mouchoir en tissu fin prêt et éclatant de couleurs pour une nouvelle aventure catarrhale.

    Des souvenirs sur lesquels j’avais mis mon mouchoir.


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