• Président jetable

    Président jetableChacun a pu remarquer que les trois derniers présidents de la République sont devenus impopulaires après un temps de latence qui s’est progressivement raccourci. Le dernier, Macron, à peine entré à l’Elysée, est considéré par une forte majorité de la population comme un mauvais président*. Certes, dans notre pays, car ailleurs il est plutôt apprécié. Il est jugé plus sur ses intentions et peut-être sa personne que sur ses actions qui n’ont pas eu le temps d’être mises en oeuvre. Il est vrai que cette majorité d’insatisfaits correspond à l’addition de ceux qui n’ont pas voté pour lui avec ceux, fort nombreux, qui n’ont pas voté du tout. Les abstentionnistes ne semblent donc pas avoir été convaincus par ce jeune homme pourtant séduisant, à l’allure de gendre idéal.

    Les Français sont difficiles, et ils semblent n’apprécier que les candidats dont ils redoutent l’élection. En matière politique, le Français est masochiste.

    Peut-être faudrait-il innover. Pourquoi ne pas s’inspirer des méthodes commerciales, suivant en cela les principes du macronisme. Lors d’un achat ou d‘un engagement nous avons souvent le droit de renoncer à notre démarche après un délai de réflexion ou de rétraction. Il peut être proposé au consommateur un échange, un remboursement ou un abandon, parfois même après une période d’essai sans engagement.

    Pour un président de la République, il ne saurait être question de remboursement car en général on ne paie pas avant, mais après par l’augmentation des impôts.

    L’échange après une période d’essai pourrait se concevoir, mais pour cela il faudrait disposer d’un lot de présidentiables de nature équivalente, c’est à dire de la même tendance. Les Français voteraient donc pour des lots de personnalités plutôt que pour une seule, sans possibilité dans ce dernier cas de rétraction pendant cinq ans. Le peuple pourrait donc essayer les candidats du lot élu, les uns après les autres avant de se décider.

    L’inconvénient de ce mode sélection est bien entendu le risque de choisir le ou la plus démagogue du lot qui, pendant sa période d’essai, déroulerait un catalogue de promesses avec de fortes chances de ne pas être tenues une fois le contrat définitif signé. On se retrouve donc devant un processus qui ressemble fort aux campagnes électorales classiques.

    Ni remboursement, ni échange, reste donc l’abandon. Peut-on se dispenser d’un président ? Ce n’est pas impossible : quelques pays comme la Belgique, l’Espagne ou l’Italie ont fonctionné sans gouvernement pendant une longue période et avec un certain succès. Pourquoi pas nous ? Ce qui permettrait à la société civile de fonctionner sans subir les entraves et les erreurs du pouvoir, nous disposons déjà d'une législation particulièrement étoffée.

    * Bien que le dernier sondage note une tendance plus favorable.

    « Ecran vide ou presqueIl est de la responsabilité de nos édiles de renouveler durablement leur éco-langage. »

  • Commentaires

    1
    Dimanche 24 Septembre à 11:42

    Une idée à creuser Doc, l'exemple de la Belgique illustre bien vos propos. Mais le français est un éternel insatisfait et je répondais ce matin à un blogueur qui avait intitulé son billet de cette façon :

    "T J...Les actifs encore en vacances sont priés de reprendre le boulot !"

    Ma réponse fut :

    "Tu as raison Cerdan... Merde alors, notre gouvernement fait tout ce qu'il peut pour favoriser les actifs en pénalisant les pauvres retraités... Alors quoi ! Au boulot les actifs plutôt que de vouloir faire la révolution dans la rue.. bande de fainéants !

    J'y ai peut être été un peu fort... non ??????"

    Bon dimanche sous la grisaille dans l'ouest !

      • Dimanche 24 Septembre à 11:47

        Une retraitée dynamique. Plein soleil sur Paris.

    2
    Souris donc
    Dimanche 24 Septembre à 15:15

    On a déjà eu des lots. Comité de Salut Public, Directoire. Débouchant sur la Terreur et L'Empire. Ce que je ne comprendrai jamais, c'est pourquoi les Français ne commencent pas par donner sa chance au Président, le juger sur ses résultats, quitte à défiler après. Non, ils sont venus, ils sont tous là, à l'identique, derrière les mêmes banderoles de défense des zakis.

    Les mêmes beaufs viennent parader sur les plateaux. Celui de la CGT, Mélenchon, Le Pen, Hamon, EELV. C'est dans ce grotesque lot qu'il y aurait du jetable.

      • Dimanche 24 Septembre à 15:31

        Ce sont des blocages systématiques et idéologiques qui font que la France est difficilement réformable. Le Titanic s'enfonce mais l'essentiel est de continuer à jouer la même musique. D'un autre côté, on peut comprendre les défenseurs des zaquis, car il est difficile de revenir sur une loi promulguée. C'est une démonstration de force préventive comparable à celle de la Corée du Nord.

    3
    Dimanche 24 Septembre à 19:29

    N'oublions pas que les Français qui ont élu Macron l'ont choisi faute de mieux.

      • Dimanche 24 Septembre à 20:00

        C'est vrai, mais en théorie on ne voit pas où pouvait être le mieux.

    4
    Dimanche 24 Septembre à 21:25

    NEMO !!!!!

    t'as pas fait ça ?

     

      • Dimanche 24 Septembre à 22:56

        Un maître jetable ?

    5
    Lundi 25 Septembre à 14:13

    Les français voudraient que papa-président ait une baguette magique ! Ils m'énervent, Mélenchon et Martinez en tête. Si par hasard je tombe sur leur tête en regardant la télé, je change de chaîne histoire de ne pas faire un urticaire géant ! 

      • Lundi 25 Septembre à 14:32

        A vrai dire, je ne sais pas trop ce que veulent les Français et peut-être ne le savent-ils pas eux-mêmes. Peut-être des réformes + le statu quo. 

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