• Les jeux du cirque

    Les jeux du cirqueCette situation provoquée par les législatives fait des heureux : les politologues. Devant une équation à de multiples inconnues, ils gloussent de plaisir et glosent jusqu’à épuisement, enfourchant tous les médias à leur disposition, du tweet à la chronique, de l’interview à la table ronde. Ils retournent la situation dans tous les sens, permutant les pièces du logo dans divers montages, jouant avec les députés comme on joue aux échecs pour éviter le mat présidentiel. Il semble que les Français s’intéressent un peu plus à la politique en se posant la question : comment va-t-il s’en sortir ? En observant, certains avec joie, d’autres avec peine, le gladiateur en mauvaise posture dans l’arène politique. Sauf que les spectateurs ne sont pas en bien meilleure posture que lui.

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  • Commentaires

    1
    Mardi 21 Juin à 20:32

    Quand on voit la tronche des gladiateurs, cela fait frémir de peur !

    Comment nous en sortirons-nous ?

      • Mardi 21 Juin à 21:01

        Suspense.

    2
    Mardi 21 Juin à 22:41

    Il n'y a pas vraiment grand-chose d’inconvenant à ce que les spécialistes es-spécialité politicienne viennent et interviennent sur les médias tévé qui se battent pour les avoir sur leur plateau aux heures de grande écoute et de recettes publicitaires maximum.

    J'ai cru lire ou entendre dire que, même hors de l'Hexagone, plusieurs personnalités issues de milieux autorisés s'interrogent sur cette situation inhabituelle dans laquelle un président brillamment ré-élu il y a tout juste quelques semaines se voit refuser Sa majorité parlementaire habituelle par les mêmes concitoyens.

    Ne pas s'en préoccuper serait presque un peu inquiétant. Même la cheffe de l'Europe, madame Ursula von der Machin-Truc, y va de ses craintes et ses angoisses, c'est dire.

    Et ça doit aussi aller bon train, les discussions entre piliers de bistrot, dans tous les "Café du Commerce" des territoires ! "S'en sortira, s'en sortira pas ?""Cohabitation(s) ou pas... ?", "Dissolution ou pas...?""Démission ou pas...?", "État(s) d'Urgence(s) ou pas.. ?""49/3 ou pas... ?"... "Je parie ma tournée, hein, Mimile t'es témoin...!". Etc...

     

    Mais bon, c'est la Fête de la Musique et c'est bien, ça devrait adoucir les mœurs.

     

      • Mardi 21 Juin à 23:09

        Comme quoi la politique peut devenir intéressante.

        Le tamtam que j'entends en ce moment n'adoucit aucunement mes moeurs

        NB. Merci pour ce commentaire étoffé.

      • Mercredi 22 Juin à 13:25

        Vous parlez de "cirque" et de "gladiateurs" (même si on devrait parler de  glandiateurs.

        On dit que, après le combat, "les gladiateurs circulent dans le sang"

        C'est une contrepèterie...

        Est-elle d'actualité ?

         

      • Mercredi 22 Juin à 13:42

        On peut reprocher à Macron pas mal de choses mais pas de glander.

    3
    Mercredi 22 Juin à 08:37

    Si la constitution aboutit à une impasse, c'est peut-être que la constitution est mauvaise.

      • Mercredi 22 Juin à 08:52

        Je pense au contraire que c'était initialement une excellente constitution. Elle a très bien fonctionné avec un grande stabilité, mais l'introduction du quinquennat avec des législatives suivant l'élection présidentielle pour empêcher une cohabitation a été une erreur de Jospin/Chirac. Des élections à mi-mandat pouvaient réduire les pouvoirs du président en introduisant de la démocratie.

    4
    Mercredi 22 Juin à 16:50

    Pour résumer la situation, disons que Macron n'a pas de majorité absolue au Parlement alors que Poutine n'a pas de minorité relative à la Douma ! 

     

    PS : Laquelle de ces deux situations est la plus susceptible de vous foutre dans la merde ? Pas sûr que ce soit la première ! 

      • Mercredi 22 Juin à 17:14

        Oui, mais Poutine a une minorité relative à l'Assemblée Nationale.

    5
    Souris donc
    Jeudi 23 Juin à 08:03

    Les politologues de plateaux devraient nous éclairer sur les alliances de circonstance qui vont plus vite que leur ombre. Sur les camemberts statistiques, visualisant opportunément l'hémicycle, les groupes se font et se défont, on ne sait plus qui est qui, et où. 

    Il y a maintenant les groupes, parfois éphémères : Horizons, Renaissance, Reconquête, Ensemble...

    Tout était plus simple quand on avait : gauche-droite-centre. 

      • Jeudi 23 Juin à 08:26

        Pour qualifier ce phénomène, nous avons le choix entre recomposition ou décomposition politique.

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