• Le point de vue du modèle

     

    On se souvient de la prestation de l'artiste luxembourgeoise Déborah de Robertis au printemps 2014, au sein du musée d'Orsay, devant le tableau "L'origine du monde" peint par Courbet :

    Homoréalisme

    En exposant son sexe, elle exposait le modèle du tableau à la vue de tous, comme l'était le tableau lui-même.

    Sa prestation n'a guère duré contrairement à l'exposition du tableau qui  peut être vu chaque jour.

    Cette dame charmante a récidivé, en janvier dernier, dans le cadre de l'exposition du musée d'Orsay : " Splendeurs et misères de la prostitution"  devant le tableau " Olympia" de Manet, de façon plus pudique, mais son avocat a précisé qu'elle « portait une caméra portative pour pouvoir filmer la réaction du public. Il s’agit d’une performance artistique ».

     

    Homoréalisme

     

    Cette nouvelle prestation ayant été rapidement interrompue, Deborah de Robertis a écrit au directeur du musée d'Orsay. Je rapporte ici des extraits de cette lettre : 

    "Cette exposition ne peut pas être clôturée sans donner la parole à son modèle. Je ne peux pas vous laisser déplacer le tableau sans déplacer les modèles. Mon geste n’est pas de me mettre nue mais il consiste à renverser le point de vue du modèle nu..."

    « Qui a peur de l’objectif de l’Olympia ? ». Olympia ce sont toutes les putains accrochées aux cimaises de cette exposition. Je suis Olympia. En portant plainte pour exhibition sexuelle, vous avez nié publiquement le point de vue des modèles nus que vous exposez aujourd’hui en objets, en interdisant de filmer, vous empêchez ce point de vue d’exister."

    " Moi l’Olympia, je suis venue vous demander de me prêter vos gardes pour qu’ils protègent ce point de vue encore invisible. Au lieu de m’en empêcher et d’appeler les autorités, je voudrais qu’ils gardent mon corps nu comme ils gardent la peinture de Manet. Moi l’Olympia, je porte aujourd’hui le bouquet. Acceptez-le comme la preuve de votre volonté d’accueillir ce regard que j’adresse. »

    Deborah De Robertis, 16 janvier 2016.

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  • Commentaires

    1
    Samedi 13 Février 2016 à 15:44

    Un point de vue qui me laisse pantoise et sans voix ! Bon après midi doc

      • Samedi 13 Février 2016 à 21:42

        Comme le fut celui du gardien

    2
    Samedi 13 Février 2016 à 16:12

    Elle ose dire après ses expositions de chairs, que son geste n'est pas le but de se mettre nue ? 

    Tous les fous (folles) ne sont pas enfermés, malheureusement!

     

      • Samedi 13 Février 2016 à 21:43

        Les artistes ne sont-ils pas toujours un peu fous ?

    3
    Samedi 13 Février 2016 à 18:48

    Du grand n'importe quoi à l'image de notre monde qui tourne mal.

      • Samedi 13 Février 2016 à 21:45

        Voilà une "oeuvre" qu'il faudrait recouvrir en cas de visite du président iranien.

    4
    Dimanche 14 Février 2016 à 10:51

    Ce n'est qu'une exhibitionniste qui cherche à justifier sa pathologie !

    5
    Dimanche 14 Février 2016 à 14:20

    C'est probable, mais peut-être croit-elle à ce qu'elle dit.

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