• Le bracelet

    Le braceletNos juges ne sont pas rancuniers : ils ont offert un bracelet à Sarkozy bien que pendant sa présidence il les ait mis en boîte en les qualifiant de petits pois. Les magouilles en politique finissent par se payer cher. Si cela continue nous n’aurons que des politiques honnêtes. Non pas que l’honnêteté soit incompatible avec l’exercice du pouvoir, mais c’est tout de même un handicap. La politique c’est un peu l’art de mentir en étant cru pour atteindre un objectif nécessaire et comme le disait Edouard Herriot : « La politique, c'est comme l'andouillette, ça doit sentir un peu la merde, mais pas trop ». Le plus bel exemple est le « je vous ai compris » de De Gaulle face à une foule de Pieds Noirs qui l’acclamèrent à Alger avant d’être chassés du pays où ils étaient nés. Si cela continue nous n’aurons que des idéologues, honnêtes mais dangereux car persuadés d’avoir raison au besoin en tordant ou en détruisant la réalité pour satisfaire leurs lubies. Nous aurons une Rousseau qui, comme son grand homonyme, croit que la nature c’est bien et l’homme c’est mal, sauf le sien car il est « déconstruit », et qui se prend accessoirement pour le prototype féminin du Messie. Nous aurons des démodés à la mode Guevara ou Trotski. Nous aurons des zozos persuadés que la solution est de remonter le cours de l’histoire au besoin en y apportant quelques retouches. Ce qui laisse penser que finalement l’idéologie n’implique pas l’honnêteté et peut-être que les idéologues sont encore plus malhonnêtes que les autres car tout est permis lorsque l’on détient la vérité et que l’on veut l’imposer. Illustration : Grosz.

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  • Commentaires

    1
    Souris donc
    Vendredi 1er Octobre à 15:14

    Les petits pois du mur des cons se vengent.

    Bilger en parle sur son blog (en ayant l'élégance de ne pas faire la publicité de son livre) : 

    La Justice n'est pas d'une constance et d'une cohérence égales et souvent laisse apparaître une sensibilité trop vive pour les dossiers ayant suscité un émoi médiatique.

      • Vendredi 1er Octobre à 15:34

        N'étant pas au fait, je me garderai bien de juger la justice et notamment sur les dérives de la campagne de Sarkozy. Je note simplement que si l'on peut exiger d'un politique l'absence de corruption sur les biens, il n'est pas certain qu'il faille exiger une honnêteté rigoureuse sur ses paroles et ses actions.

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    2
    Vendredi 1er Octobre à 15:48

    Le devoir d'un gouvernant, c'est de savoir s'entourer. Sarko aurait confié sa campagne à des gens malhonnêtes. C'est une faute. Il dit qu'il n'était pas au courant de la bonne vingtaine de millions de dépassement. Ce n'est pas une preuve de perspicacité ni de compétence; ce peut être aussi un gros mensonge. En tant que candidat, il avait accepté la règle qui faisait de lui le responsable -et éventuellement le coupable- de ses comptes de campagne. Il est donc coupable à moins de porter plainte contre ses co-accusés, de se dire victime d'un abus de confiance (mais peut-on en tant que citoyen accorder sa confiance à un tel naïf et le porter au pouvoir?) et de leur demander des dommages et intérêts pour le préjudice qu'il subit.

    Je partage votre point de vue sur les idéologues. Ils atteignent souvent le ridicule. C'est quand on commence à ne plus rire d'eux qu'ils deviennent dangereux.

      • Vendredi 1er Octobre à 16:01

        Pour ce qui concerne Sarkozy vous avez probablement raison sur ses failles. Néanmoins le bracelet électronique me semble une humiliation que l'on aurait pu éviter si l'on tient compte du regard de l'étranger sur la France.

    3
    Vendredi 1er Octobre à 15:51

    PS: Un des arguments avancés par ses partisans, c'est qu'il n'y a pas eu enrichissement personnel. Cela ne prouve qu'une chose: que certains préfèrent le pouvoir (et les avantages matériels non négligeables qu'il apporte) à l'argent.

      • Vendredi 1er Octobre à 16:05

        Comme l'argent, le pouvoir n'a pas d'odeur.

    4
    Vendredi 1er Octobre à 19:11

    Tous les témoignages de ses proches indiquent que Sarkozy pendant sa présidence était très autoritaire et se pensait tout-puissant. Dans une démocratie où les contrepouvoirs sont, eux aussi, puissants, ça lui pendait au nez. 

    PS : Ceci étant dit, si toutes les affaires qui sont instruites depuis plusieurs années, trouvent leurs dénouements en cette période pré-électorale, on est en droit de se demander si aujourd'hui ce ne sont pas les juges qui se croient tout-puissants

      • Vendredi 1er Octobre à 19:21

        Je ne sais si c'est voulu, mais la coïncidence est fâcheuse.

        NB. La Marine sombre mais ne se rend pas

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