• La minute de l’anthropologue

    La minute de l’anthropologueLes grandes vacances approchent. Ceux qui ont les moyens envisagent peut-être un voyage original dans des contrées lointaines à la rencontre de peuplades authentiques restées à l’abri de la civilisation et de ses perversions. Ces touristes aventuriers envisagent peut-être de se rendre en Amazonie, dans des îles perdues du pacifique ou dans des profondeurs africaines.

    Mais je me pose la question : pourquoi aller si loin ? Notre République a aussi ses indigènes et très proches de nous, en Île de France, portant l’empreinte indélébile de la colonisation africaine en l’absence de colons et en l’absence d’Afrique, ce qui laisse penser à la possibilité d’une mutation génétique survenue chez leurs ascendants.

    Ces indigènes de la République vivent soit dispersés dans des habitats de bon niveau pour les chefs, soit regroupés dans des HLM de banlieue. On les voit apparaître assez fréquemment dans les médias où ils se soumettent avec une certaine agressivité aux enquêtes des chercheurs. Ils se réunissent également en vase clos pour des rituels interdits aux non-initiés et notamment à ceux dont l’origine africaine n’est pas certifiée. Il est toujours dangereux pour un blanc (surtout s’il est Juif) de se rendre seul et sans protection dans ces assemblées indigènes. Ceux qui ont pu y pénétrer ont toujours été surpris par le dialecte utilisé pourtant issu du français comme : "la fracture raciale qui scinde notre société, entre d’un côté la blanchité et de l’autre le statut de l’indigénat. L’indigénat étant entendu comme le statut sociopolitique des sujets postcoloniaux" (mélopée relativement compréhensible entendue lors d’un rituel à Nanterre). L’obsession de la couleur de la peau s’apparente autant à un fétichisme qu’à un rituel d’appartenance.

    De quoi vivent ces indigènes ? Certains se donnent en spectacle, d’autres vivent de chasse et de pêche. Ils chassent essentiellement le blanc, et ils pêchent surtout des subventions, même versées par une main blanche tant décriée, ce qui montre la complexité de leurs mœurs.

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  • Commentaires

    1
    Lundi 30 Avril à 17:38

    Twès bon awticle, dôcteu'...

    Le 14 juillet ??? j'm'en bas les reins

    Liberté, égalité, fraternité ? cet adage...

    encô' plus ?

    Kémi Séba... sa vie , son œuvre (vidéos)

      • Lundi 30 Avril à 18:37

        L'esclavage sera reproché aux blancs éternellement par ceux qui ne veulent pas quitter la position de victimes pour l'éternité. Par contre on ne les entend jamais reprocher aux arabes les 17 millions d'esclaves noirs (chiffre bien supérieur à celui de la traite triangulaire) qu'ils se sont fournis depuis des siècles et qui n'ont pas eu l'occasion de faire beaucoup de descendants.

    2
    Lundi 30 Avril à 21:33

    Bien que ça n'ait certainement aucun rapport, je ne peux m'empêcher de penser à cette vipère du dicton que l'on réchauffe dans son sein ou à ce vieux proverbe:

    "Poignez vilain, il vous oindra

    Oignez vilain, il vous poindra".

    Mais, je le répète, ça n'a certainement aucun rapport.

      • Lundi 30 Avril à 23:03

        Si l'on se met à croire à la sagesse populaire, où va-t-on !

    3
    Souris donc
    Mardi 1er Mai à 07:46

    Impeccable taxinomie. Compléter le taxon pêcheur de subvention et chasseur de blanc, par dealer. Sans doute le même ou une espèce proche, ayant dans son ADN le gène codant pour le commerce et le souk ?

    Quant aux indigènes, ce sont en fait les endémiques, dits "de souche". Dont le biotope est stable jusqu'à l'arrivée d'espèces invasives, allochtones (chasseurs d'allocs) nuisibles à l'écosystème autochtone.

    Qu'attendent les Verts ? Ils ont quantité d'organismes et d'associations dûment et grassement subventionnés pour combattre les EEE (Espèce Exotique Envahissante, défense de rire, c'est la dénomination officielle).

    Pour l'instant ils combattent caulerpa taxifolia, le frelon asiatique et la moule zébrée. Qui nous menacent.

      • Mardi 1er Mai à 07:56

        Ce taxon mériterait une étude anthropologique plus approfondie que la minute que je lui ai consacré.

      • Mardi 1er Mai à 10:15

                                                                   FAUX !

        Craindre les espèces invasives étrangères serait xénophobe selon un spécialiste de l'environnement

        Pour les jardiniers, la renouée japonaise et les autres envahisseurs étrangers sont une menace.

        Mais un spécialiste de l’environnement dit que lorsque nous parlons d’espèces non indigènes en ces termes, nous ne faisons qu’être  "xénophobes"

        M. Pearce est sur le point de donner une conférence au festival scientifique d’Edimbourg, arguant que les animaux étrangers sont en train d’être "diabolisés". L’écureuil gris, introduit en Grande-Bretagne au XIXe siècle, anéantit un grand nombre d’écureuils roux indigènes parce qu’ils sont porteurs d’une variole inoffensive pour eux, mais mortelle pour les rouges.

        Mais M. Pearce a dit que le fait que les écureuils britanniques soient gris ou roux ne faisait aucune différence pour le monde naturel. S’exprimant avant son discours de jeudi, il a déclaré :  "Si vous regardez le langage utilisé pour décrire ces espèces envahissantes, il est très xénophobe et suggère que tout ce qui est étranger est mauvais. C’est terriblement similaire à la langue qui peut être utilisée à propos des immigrants qui envahissent le pays."

      • Mardi 1er Mai à 10:51

        Ma minute d'anthropologie ne comporte aucun jugement mais donne simplement un aperçu d'une peuplade qui se considère elle-même comme indigène dans un milieu qu'elle qualifie d'hostile et dans lequel elle réussit courageusement à survivre.

    4
    Souris donc
    Mardi 1er Mai à 19:46

    Raoni, l'Amazonien de souche, reçu à l'Elysée.

      • Mardi 1er Mai à 20:32

        Hollande parait tout de même un peu intrigué et disons réservé. Mais c'est un authentique indigène (je parle de l'Amazonien).

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