• CREPUSCULE

     

    CREPUSCULE



    C’est l’heure où la Terre tourne son ombrelle

    Où l’eau du lac retient la lumière évanouie

    Où les cimes des arbres dentellent le ciel

    Où la masse des bois capte la nuit

     

    C’est l’heure où le silence bruit de bruits inconnus

    Où la pénombre se peuple d’êtres fabuleux

    Où le cri des oiseaux devient éperdu

    Où l’on craint qu’une bête habite chaque creux

     

    C’est l’heure où les fantômes astiquent leurs chaînes

    Où ceux qui nous habitent reprennent vie

    Où ceux qui sont morts réveillent nos peines

     

    C’est l’heure où l’on presse le pas

    Où l’on recherche en vain un abri

    Où l’on espère qu’un autre jour se lèvera.


    Paul Obraska

    « Paradoxes aux StatesLe peuple n’a pas toujours raison »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 11 Novembre 2016 à 11:18

    Il y a des rééditions qu'on retrouve avec le même plaisir et la même émotion.

      • Vendredi 11 Novembre 2016 à 11:43

        En 2008 vous aviez été la seule à laisser un commentaire sur ce texte.

    2
    Vendredi 11 Novembre 2016 à 11:46

    C'est ce que devaient penser les soldats sur le front en 17/18.

    Pour moi, c'est une nouveauté que j'ai pris grand plaisir à découvrir.

      • Vendredi 11 Novembre 2016 à 11:54

        Merci.

    3
    Vendredi 11 Novembre 2016 à 16:29

     Un superbe sonnet. Merci!

      • Vendredi 11 Novembre 2016 à 16:35

        Merci à vous d'y avoir été sensible.

    4
    Souris donc
    Vendredi 11 Novembre 2016 à 20:43

    Illustrer avec une musique ? Le crépuscule des dieux ? des idoles ? de la France d'en haut ? Mais surtout pas la Chevauchée des Walkyries, Apocalypse now. Vous donne envie d'envahir l'Amérique.

      • Vendredi 11 Novembre 2016 à 22:10

        La Pologne disait Woody Allen. Mais va pour les Trumpettes du jugement dernier.

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    5
    Samedi 12 Novembre 2016 à 07:36

    C'est l'heure où vous retrouvez une âme d'enfant, entre crainte et curiosité.

    Très beau poème

      • Samedi 12 Novembre 2016 à 09:39

        Un regard de psychologue.

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