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  • Le soleil oblique est venu illuminer

    Les balcons en rangs de la façade

    Leurs arabesques en métal forgé

    Luisent au-dessus des yeux baissés

    Comme des boucliers de parade

     


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  • Au milieu du bitume et du béton, au milieu des moteurs à explosion, au son des sirènes angoissées, sur un lopin de terre exilée, la nature fait son feu d’artifice, explose de beauté et accroche la lumière comme on accroche des lampions pour une fête où chacun peut entrer.


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  • Les lieux meurent et les souvenirs n'ont plus de toit


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    Alors que nos lucarnes publicitaires dégoulinent de graisses et de sucreries, des messages en petits caractères défilent promptement au bas de l’écran pour nous encourager à ne pas céder aux sirènes enjôleuses de la gourmandise. Il y a là la preuve de la schizophrénie et de l’hypocrisie de nos sociétés marchandes.

    L’un de ces messages m’a toujours laissé perplexe : « Manger 5 fruits et légumes par jour ». Le « et » implique qu’il faut manger les deux. Mais comment ? 5 fruits et 5 légumes par jour ? 5 fruits, c’est beaucoup, gare aux troubles intestinaux. 5 fruits différents, il faut avoir les moyens, 5 fruits identiques, c’est indigeste. Quant aux légumes, faut-il manger 5 plats de légumes dans la journée ? Bigre ! Je préfèrerais m’acquitter de ma tâche avec 5 petits pois ou 5 haricots verts, mais ce serait tricher et je suis un citoyen responsable.

    Faut-il simplement atteindre le chiffre 5 ? Mais comment ? 1 fruit + 4 légumes, 2 fruits + 3 légumes, 3 fruits + 2 légumes, 4 fruits + 1 légume ? Le choix laisserait alors un espace de liberté, je me sens soulagé, mais j’ai perdu l’appétit.


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  • SONNET CHEVALIN

     

    L’homme est la pire conquête du cheval

    Le cavalier hautain emporté sur son dos

    Trône à califourchon sur sa cavale

    Comme il le fait en secret sur son pot

     

    Si le cavalier est fier de son destrier

    Le cheval méprise le monteur d’échine

    Et supporte stoïque le poids de sa vanité

    Qui prend pour elle les vertus chevalines

     

    Il traversait pour l’homme devenu fou

    Les champs dévastés devenus mouroirs

    Et bien qu’innocent prenait aussi les coups

     

    L’étalon est fouetté pour être le premier

    Afin que l’homme profite de sa gloire

    Pour plus tard monnayer ses montées


    Paul Obraska


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  • Dans le cœur des grandes tours cubiques de métal et de verre, dans les profondeurs des antres glacés, au bout des halls immenses et lisses, à la sortie des ascenseurs luisants, de chaque côté des couloirs déserts où trônent des machines à café, dans les bureaux cubiques et transparents alignés comme des dominos où clignotent les néons : il n’y a plus de fenêtres, le jour a disparu, le soleil est loin, il n’y a ni nuages , ni pluie, ni froid, ni chaleur, et le climatiseur diffuse les germes à température constante sur des êtres humains qui remuent sur leurs chaises dans les cages vitrées, en hésitant sous le regard des autres à se curer le nez.


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  • Sur Montmartre il fait beau. Un soupçon de lait dans le bleu là-haut. Il fait un peu frais. Les ramures se transforment en rousses ou blondes ravageuses. A droite un accordéon se lamente. A gauche la joie éclate dans les rythmes du Vieux Carré et syncopent sur les pentes. Les gens flânent et entrent dans les boutiques pour le plaisir de ne rien acheter. La douceur de l'automne est là, il faut en profiter.


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