• 376. ChinoiseriesQue les Etatsuniens d’origine asiatique soient pris à partie par leurs concitoyens qui les accusent d’être responsables de la pandémie est évidemment injuste et stupide, mais le jeu de la Chine dans cette affaire est plutôt malsain.

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  • 375. DisceptationJ’ai récemment assisté à une réunion d’une trentaine de personnes. Ce n’était pas une messe, ni un dîner clandestin, mais un enterrement. Après la cérémonie, sachant que je suis médecin, plusieurs personnes ont manifesté leur étonnement sur le désaccord entre les médecins affiché dans les médias au sujet de la pandémie. Il est vrai que nous n’avons jamais vu autant de médecins sur les ondes et les plateaux. Un flux continu venant de tous horizons avec quelques vedettes que l’on soupçonne de passer plus de temps à répéter la même chose ou parfois son contraire dans les médias que dans leurs services hospitaliers.

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  • Pendant cette crise sanitaire, il n’est pas certain que nos dirigeants aient manqué de compétence, mais il est certain qu’après avoir proclamé l’état de guerre, ils n’ont pas cessé de péter de trouille, n’osant pas prendre des décisions impopulaires ou risquer de rencontrer des obstacles ou des sanctions judiciaires. Car la justice de ce temps, proclamé - sans doute abusivement - de guerre, fonctionne évidemment comme en temps de paix. Elle s’est d’ailleurs illustrée à ce propos par la perquisition effectuée au domicile du ministre de la santé Olivier Véran à la suite d’une plainte imbécile.

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  • 373. « Nous sommes en guerre »Le « Nous sommes en guerre » d’Emmanuel Macron ne prend sa signification que si l’on se réfère à la Deuxième Guerre Mondiale. Celle-ci fut marquée pour la France, dans un premier temps par un état-major défaillant avec une armée désorganisée sanctionnés par une défaite rapide, et dans un second temps par la clandestinité des forces de résistance. Aujourd’hui, nous connaissons une clandestinité plus ludique, qu’il s’agisse de réunions festives ou de dîners clandestins mais avec descentes de police. Nous aurons dans l’avenir des sauf-conduits, comme pendant l’Occupation, permettant certaines activités ou pour se rendre dans certains lieux ou pour voyager.

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  • 372. L’extension du domaine du tri sélectifUn collectif de médecins de l’AP-HP a fait paraître le 28 mars dernier dans Le Monde une tribune mettant en garde le gouvernement en affirmant que la saturation des services de réanimation pourrait très prochainement obliger les soignants à faire un « tri » entre les malades, et elle met, en quelque sorte, en demeure l’exécutif « d’assumer devant la société tout entière sa stratégie » face à la troisième vague.

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  • 371. Des morts inappropriésDans une analyse parue dans le Monde, Denis Cosnard remarque : « Clairement, Emmanuel Macron estime que la France doit pour le moment « vivre avec » le virus, selon sa propre formule. Cela signifie aussi vivre avec les malades. Et les morts. Entre 250 et 350 par jour en moyenne depuis le début de 2021. L’équivalent d’un crash d’avion chaque soir. Un crash discret, qui attire de moins en moins l’attention et ne fait plus la « une ». Pour ce Cosnard nous serions d’une indifférence forcément coupable.

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  • 370. Un principe sans précautionJ’ignore à cette heure la suite (probablement favorable) pour le vaccin AstraZeneca. J’ignore s’il existe une relation entre les thromboses observées et la vaccination, mais ce qui est certain est que 1° ces cas ont été rarissimes si l’on tient compte des millions de gens vaccinés avec AZ, et leur risque de survenue très inférieur à celui que nous prenons en nous déplaçant dans la ville ou sur les routes, 2° Que parmi les personnes qui devaient être vaccinées pendant les jours d’arrêt, certaines vont être atteintes de la COVID-19 alors qu’elles ne l’auraient pas été si elles avaient été vaccinées. Il est donc probable que le nombre de morts sera plus important que celui des décès éventuellement provoqués par ces thromboses dont la survenue est peut-être totalement indépendante de la vaccination.

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  • L’accélération au point mortLa communication du gouvernement, quel qu'il soit, comporte des « éléments de langage », formules adoptées par le porte-parole et les ministres, et qu'ils devront répéter pour convaincre la population du bienfondé des décisions, pour vanter des actions ou masquer des insuffisances. Cette sémantique change avec les circonstances. Aujourd’hui, la circonstance dominante est, bien entendu, la pandémie responsable pour l’instant de plus de 90000 en France, ce qui n’est pas mal pour une « grippette ». Manifestement, le virus SARS-Co-2 n’a pas aimé le mépris que certains ont affiché à son égard lors de son émergence. Quoi qu’il en soit, il me semble que l’élément de langage gouvernemental qui revient le plus souvent dans les bouches ministérielles est : « la montée en puissance ». Formule astucieuse qui, par un tour de passe-passe sémantique, utilise le mot puissance pour traduire une situation de faiblesse. Nous avons eu la « montée en puissance » pour les tests de dépistage et nous avons à présent le « montée en puissance » pour la vaccination. Ce serait mesquin de ne pas reconnaitre que pour le dépistage comme pour la vaccination le nombre de personnes intéressées a aujourd’hui augmenté, mais parler de « puissance », c’est tout de même de la poudre aux yeux un peu irritante, et quand initialement la « montée en puissance » avait été fièrement annoncée, elle ressemblait plutôt à une accélération au point mort. La lenteur du démarrage de la vaccination ayant été présentée comme une stratégie dont on ne sait pas si la raison en était une impuissance ou une pusillanimité. Une faiblesse que l'on ne retrouve pas ailleurs : Le professeur Zeev Rotstein, directeur général de L'hôpital Hadassah de Jérusalem, ayant  décidé que les droits de patients étaient plus importants que celui du personnel à refuser la vaccination dans la mesure où "le public en état de vulnérabilité et de faiblesse doit être protégé". Il a donc mis 80 de ses personnels (qui ne répondaient à aucune des conditions dérogatoires), notamment des médecins et des infirmiers, en congé sans solde pour avoir refusé de se vacciner contre la Covid-19. Une décision qui aurait provoqué une révolution en France alors que la contamination va bon train à l'hôpital. Illustration : triomphe de la première vaccinée en France.


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  • 368. Le nouveau jugement de SalomonJe m’étonnais précédemment que le Pr Salomon soit toujours à la tête de la Direction Générale de la Santé après son numéro de farces et attrapes (en duo avec Olivier Veran) démasquant l'inutilité et même la nocivité des masques pour lutter contre la transmission du SARS-CoV-2. Pour dire la vérité, je ne sais pas dans ce capharnaüm sanitaire qui fait quoi entre le ministère de la Santé, la DGS, la Haute autorité de la Santé, les agences ou le sympathique Monsieur vaccin venu là comme une cerise sur le gâteau mais dont on ne voit pas trop le rôle. Qui est responsable du bordel ?

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  • 367. Souvent virus varie, fol qui s’y fieVous avez sans doute remarqué que le virus SARS-CoV-2 original est à présent traité « d’ordinaire » avec un certain mépris par les journalistes, malgré qu’il ait fait ses preuves en tuant à ce jour près de 2500000 êtres humains dans le monde. Ce sont les variants qui ont pris la vedette, l’Angleterre a le sien, le Brésil et l’Afrique du Sud également, et si la France n’a pas encore le sien, pas de panique, elle est loin d’être la seule. Ces variants viennent heureusement alimenter et renouveler les débats sur les plateaux TV. Le cheptel médical, avec ses stars qui nous sont devenues familières, vient défiler pour dire ce qu’il en pense. A présent, les acteurs de la troupe connaissent bien leur rôle, les uns dans celui du pessimiste, les autres dans celui de l’optimiste, et les journalistes ont le plaisir de les opposer avec gourmandise mais en les appelant par leur prénom. Il faut se rendre à l’évidence, les journalistes finissent par en connaître autant que les médecins qu’ils interrogent, les uns comme les autres puisant aux mêmes sources, et leur discours varie autant que les variants au fur et à mesure que varient les connaissances. Et le public regarde ce petit monde vibrionner dans l’incertitude, ce qui alimente sa peur et/ou sa dépression, le poussant à courir après le vaccin souvent inaccessible dans les grandes villes et dont il n’est pas sûr qu’il le protègera longtemps. Nous avons l’impression de vivre dans une « réalité augmentée », l’image se substituant à la réalité par écran interposé. Le monde est devenu encore plus l’image que l’on nous en donne : réunions masquées, villes sans foule, nuits sans noctambules, concerts sans public, spectacles sans spectateurs, musées sans visiteurs où les tableaux et les statues se regardent les uns les autres dans leur solitude sans humains pour les admirer.


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