• 390. Les soignants sont-ils les plus mal soignés ?

    390. Les soignants sont-ils les plus mal soignés ?L'Assurance maladie doit dans quelques jours lancer la campagne de vaccination contre la grippe, appelant toutes les personnes à risque et les professionnels de santé à se protéger dès le 26 octobre. Un responsable de la CPAM de la Manche a envoyé le 4 octobre ce mail plutôt étonnant au personnel de cette caisse :

     "Comme tous les ans, la CPAM en qualité d'employeur, propose aux salariés de la caisse de se faire vacciner. Cette année, au vu du contexte sanitaire lié à la Covid-19, seul le traitement homéopathique contre la grippe sera proposé" invitant les personnes intéressées à s'inscrire avant le 20 octobre au moyen d'un lien. Le directeur de la caisse a considéré que cette action, pour laquelle il n’avait pas donné son accord, était « inadapté ». C’est le moins que l’on puisse dire. L’homéopathie n’est plus remboursée par l’Assurance maladie en raison d’une efficacité qui ne dépasse pas celle d’un placebo, ce que ce responsable ne pouvait ignorer, et pour protéger le personnel de la caisse contre la grippe il lui propose un traitement préventif totalement inefficace sur une infection virale. Une attitude irresponsable qui frise la criminalité dans la mesure où un salarié pourrait mourir d’une complication de la grippe en se croyant protégé alors qu’il aurait pu l’être.

    La pandémie de COVID-19 a mis en évidence que c’est dans le milieu des soignants, pourtant le plus apte à comprendre l’intérêt des traitements et notamment de la vaccination, que l’on a trouvé une proportion inattendue de réfractaires à leur application. Certes, cette résistance est inversement proportionnelle au degré de formation, mais c’est aussi dans le corps médical au plus haut niveau (jusqu’au prix Nobel) que l’on a constaté quelques fortes résistances, étayées par des théories plus ou moins farfelues.

    D’une façon générale, il m’a semblé au cours de ma pratique que les soignants se soignaient plus mal qu’ils ne soignaient leurs patients. A commencer par mon cas personnel. J’ignore si des études ont été faites sur ce sujet. Cela tient-il à la crainte du diagnostic dont le soignant connait les implications pour ce qui concerne les investigations ? Et de la connaissance des effets secondaires s’agissant des traitements ? Il m’a semblé que le médecin se néglige plus qu’il ne néglige les autres.

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  • Commentaires

    1
    Mardi 19 Octobre à 12:03

    C'est comme chez les cordonniers...il paraît qu'ils sont toujours très mal chaussés !

      • Mardi 19 Octobre à 16:06

        Difficile à vérifier, le cordonnier se fait rare.

    2
    Mardi 19 Octobre à 22:40

    Les adeptes du labo Boiron feraient donc de la taqiya à la Sécu  ? 

      • Mardi 19 Octobre à 22:59

        A dose homéopathique.

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