• 385. Comment s’échouer sur la grève

    Comment s’échouer sur la grèvePlusieurs préavis de grève (illimitée) de soignants ont été déposés contre l’obligation vaccinale contre la COVID-19 pour les professionnels en contact avec les malades. Bien sûr, les syndicats qui poussent à cette grève dans les hôpitaux entourent la chose de revendications irréalistes et d’appel à la liberté de choix entre l'alternative de se vacciner et celle de pouvoir être mieux contaminés et d'être plus aisément contaminant pour les personnes fragiles dont ils ont la charge. Des revendications générales pour masquer leur frousse irraisonnable ou leurs motivations politiques.

    Reste que cesser le travail dans les services hospitaliers en ce moment manque un tantinet de civisme et d’altruisme, ce qui conduit à remettre en question le choix professionnel des futurs grévistes : soigner des malades, ce n’est pas la même chose que fabriquer des automobiles. Les patients ne sont pas des objets que l’on peut abandonner à leur sort lorsque l’on est mécontent, mais ceux qui arrêtent de participer à l’activité hospitalière savent que les autres s’en chargeront jusqu’à épuisement.

    Force est de constater que la réticence à ajouter cette obligation vaccinale aux autres (qui avaient été acceptées) pour lutter contre la pandémie actuelle est inversement proportionnelle au degré de formation. Elle est forte chez les ambulanciers et les aides-soignantes, moins élevée chez les infirmières et quasi nulle chez les médecins. Il serait outrecuidant de ma part de suggérer que plus on est formé moins on est con et plus on est altruiste ou courageux, car ayant rencontré dans ma pratique des gens remarquables parmi les ambulanciers et les aides-soignantes, une telle généralisation serait injuste et erronée. Je préfère penser qu’une bonne formation permet d’être mieux renseigné et moins sensible aux rumeurs. Par ailleurs, plus on est bas dans la hiérarchie sociale, et plus on subit une domination dans le cadre professionnel, plus on a tendance à adhérer à des syndicats qui se disent révolutionnaires car comme le dit – à peu près - je ne sais plus qui : la révolution consiste essentiellement en un changement de propriétaires.

    « Quand l'excessif devient pitoyable...et dangereuxPrincipe de précaution »

  • Commentaires

    1
    Mercredi 4 Août à 18:44

    "Moins on est formé, moins on est con"? Non! C'est plus on est con et moins on a la possibilité de se former. Et cela que la connerie soit innée ou acquise.

      • Mercredi 4 Août à 19:11

        Plus on est formé moins on est con ? Disons que plus on est formé moins on a le risque d'être con, mais malheureusement la formation n'empêche aucunement la connerie, cela se vérifie chaque jour te pour beaucoup. D'un autre côté plus on est con moins on a de chance de pouvoir se former.

    2
    Mercredi 4 Août à 18:54

    Hélas la connerie aujourd'hui a pignon !

      • Mercredi 4 Août à 21:47

        Mais on est toujours le con de quelqu'un et souvent pour celui que l'on considère comme tel.

    3
    Mercredi 4 Août à 20:48

    Que l'on évoque le refus de certains soignants à se faire vacciner juste comme comme un problème de liberté individuelle sans évoquer en parallèle le risque mortel que fait peser cette liberté sur les malades, m'exaspère au plus haut point. 

    PS : Et sur ce sujet, j'ai les plus grandes craintes concernant les décisions du Conseil constitutionnel de demain.

      • Mercredi 4 Août à 22:04

        En ce moment on parle beaucoup de liberté, un état qui pose toujours problème dans une société policée qui pour se maintenir est obligée d'entraver la liberté individuelle pour ne pas qu'elle heurte la liberté des autres et en cas de pandémie la liberté des autres est d'abord celle de ne pas être contaminés par une maladie éventuellement mortelle

    4
    Souris donc
    Jeudi 5 Août à 08:16

    Culture de l'excuse :

    Il a égorgé ? Il est disikilibri.

    Ils ne veulent pas se faire vacciner ? Néologisme, c'est nouveau, ça vient de sortir : vaccinoréfractaires. 

    Quand on est con, on est con. Le temps ne fait rien à l'affaire.

     

      • Jeudi 5 Août à 08:53

        Mais si l'on nait définitivement con, on peut se demander à quoi sert l'éducation qui, si elle est bien faite, devrait transmettre des connaissances, mais surtout apprendre à réfléchir.

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