• 331. Certaines ne masquent pas les choses

    331. Certaines ne masquent pas les choses

    Un des médecins infectiologues intervenant régulièrement sur les plateaux a déclaré récemment que le port du masque dans la rue est inutile. Je continue néanmoins à le porter car à Paris, où les trottoirs sont souvent étroits, la distanciation physique n’est pas toujours possible ou respectée. Ainsi, sans masque nous pourrions être à la merci de l’éternuement ou de la toux d’un quidam de passage non masqué et n’ayant pas le réflexe de le faire dans le creux de son coude. Notons que l’on voit fréquemment des personnes masquées mais le nez à l’air, or la contamination de ce coronavirus se fait essentiellement par le nez.

    Bien que l’épidémie ne soit pas encore terminée, et que l’on observe toujours des foyers de contamination qui s’allument çà et là, aussi bien en France qu’à l’étranger, les masques se raréfient dans la rue, et le porter finit par apparaître comme un signe de couardise. Pourtant, les différentes études montrent que le masque diminue nettement le risque de contamination comme l'illustre le diagramme ci-dessous (où s’est glissée une erreur avec inversion des chiffres pour le risque selon la distance observée).

    331. Certaines ne masquent pas les choses

    Nous savons qu’aux USA, surtout dans les Etats qui votent républicain, les précautions sanitaires sont mal suivies car les gens se sont élevés contre elles, aussi bien contre le confinement que le port du masque.

    Le Parisien du 27/06/20 rapporte qu’au cours d’une réunion tenue à Palm Beach en Floride, des Américaines ont expliqué à la tribune pourquoi elles sont opposées au port obligatoire du masque : « L’une d’elles évoque un crime contre l’humanité, (et) demande pourquoi Bill Gates et Hillary Clinton ne sont pas en prison…Une autre les accuse de tourner le dos au magnifique système respiratoire créé par Dieu » Mais la confession de la troisième ne manque pas de sel : « Je ne porte pas de masque pour la même raison que je ne porte pas de petite culotte. Les choses doivent respirer »

    Illustration : Balthus : "Thérèse rêvant"

    « Trans en transesLa grandiloquence ne sert pas une cause »

  • Commentaires

    1
    Jeudi 2 Juillet à 18:57

    Sans culotte et sans masque, celle-là va attirer outre le virus  pleins de choses...

      • Jeudi 2 Juillet à 19:06

        ça respire peut-être, mais on peut inspirer n'importe quoi.

    2
    Jeudi 2 Juillet à 19:48

    Il y a très longtemps, on disait à ce propos : "Quand on ne nettoie pas la pièce, il faut au moins l'aérer" smile

      • Jeudi 2 Juillet à 20:06

        Au risque de prendre froid et d'éternuer.

    3
    Souris donc
    Vendredi 3 Juillet à 06:35

    Ce qui est déstabilisant : les informations contradictoires, la surinformation par les médias, journaux, radios, télés en continu, sites web. On n'a pas les capacités pour évaluer la crédibilité d'une source. Le physicien Etienne Klein, vulgarisateur passionné, mettait en garde (hier chez Pujadas) contre la crédulité d'un public, dès qu'on lui présente un "expert". 

    Rejoignant en cela Karl Popper : n'est scientifique que ce qui est "falsifiable" (mauvaise traduction de "réfutable"). Sinon on est dans le domaine de la croyance, de l'opinion, du parti pris militant ou de la vérité révélée. Comment le néophyte ferait-il la différence ?

    Avec le masque, on est dans le dilemme : mettre ou ne pas mettre ? Moi, je m'asphyxie avec le gaz carbonique de ma propre respiration, alors le masque est dans mon sac à main.

    A la campagne la distanciation physique va de soi, et les commerçants collent du scotch doré pour la matérialiser au sol.

     

      • Vendredi 3 Juillet à 08:32

        J'ai également écouté avec intérêt Etienne Klein. Le public n'a pas l'habitude des controverses scientifiques. Quand on a un peu de bouteille, on voit défiler les études contradictoires et surtout en médecine qui n'est pas une science dure mais une pratique. Dans ma vie il m'est arrivé pour certaines maladies de faire l'inverse dans une conduite diagnostique ou thérapeutique en l'espace de 10 ans. Quand on regarde l'histoire de la médecine, on est effaré. On peut donc comprendre que devant les controverses médicales exposées dans les médias, le public finisse par considérer que la vérité scientifique, même finalement établie  n'est qu'une opinion comme une autre.

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    4
    Vendredi 3 Juillet à 08:20

    Le port du masque est un petit inconvénient, ne pas le porter, c'est prendre un grand risque. L'inconvénient est une certitude, le risque, une probabilité à calculer.

      • Vendredi 3 Juillet à 09:14

        Comme le montre ce diagramme, la probabilité n'est pas simple à établir. En haut et à gauche de chaque précaution sanitaire vous avez le niveau de preuve : il est considéré comme modéré pour la distanciation, mais de faible pour le masque et les lunettes. Le niveau de preuve exprime la difficulté actuelle d'établir une certitude indiscutable. Elle pourrait être établie que si l'on comparait de façon prospective deux groupes identiques avec précautions ou sans précautions, ce qui est impossible sur le plan éthique.

    5
    Vendredi 3 Juillet à 15:45

    Moi, je m'en tiens aux toutes premières consignes officielles gouvernementales "Le masque, il est inutile, et même, il peut être dangereux."... la suite n'étant que concessions faites aux démagos et aux populistes.

    La preuve, les derniers (en date) bains de foules du Président de la République : ni ses fans, ni Lui-même ne portaient de masque.

      • Vendredi 3 Juillet à 16:06

        Ils ont probablement pris de l'hydroxychloroquine à titre préventif...

    6
    Kobus van Cleef
    Vendredi 10 Juillet à 12:15
    Bains de foules peut aussi se dire faim de boules lorsqu'on est dyslexique
      • Vendredi 10 Juillet à 13:57

        Belle contrepèterie.

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