• 259. Odeurs et politique

    259. Odeurs et politique

    On se souvient de la réflexion d’Edouard Herriot : « La politiquec'est comme l'andouillette, ça doit sentir un peu la merde, mais pas trop. » et de la sortie de Chirac lors d’une diner-débat du RPR en 1991 parlant des populations d’origine africaine : « Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur, eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. » 

    Et bien un laboratoire de psychologie suédois[1] dont les chercheurs cherchaient un objet de recherche, objectif principal de certains chercheurs, ont soumis 160 personnes à des questionnaires. « Le premier interrogeait leur conception sociale, fiscale et morale, le deuxième recueillait leur avis sur des citations de candidats aux élections présidentielles américaines et le dernier, évaluait leur degré d’aversion envers différentes odeurs humaines. » (Journal international de Médecine).

    Au terme de cette étude, un tantinet limitée tout de même, l’équipe suédoise a conclu dans un article paru dans la revue Royal Society Open Science que la répugnance pour les odeurs de sueurs, d’urines, de selles et d’autres du même acabit est corrélée à l’inclinaison pour l'autoritarisme, aux idées de droite et au soutien à Donald Trump, en affirmant que « La chimio-signalisation » était « un système primitif pour réguler le contact interpersonnel et l'évitement des maladies, caractéristiques essentielles de l'autoritarisme ». Les « attitudes sociales » serait ainsi enracinées dans des fonctions sensorielles primitives…

    Est-ce à dire que le « peuple de gauche » a le nez bouché ? Car l'éventuelle tolérance aux odeurs "fortes" ne semble pas liée à de mauvaises conditions d'habitat, le "peuple de gauche" ne correspondant plus pour une grande partie à celui de la pauvreté. Par ailleurs la gauche a connu et connait encore une floraison de régimes et de militants autoritaires.

    Illustration : Magritte

     

    [1] Tullio Liuzza M et coll. : Body odour disgust sensitivity predicts authoritarian attitudes. R. Soc. open sci. 2018 5 171091; DOI: 10.1098/rsos.171091. Published 28 February 2018

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 5 Mars à 18:21

    Cela fait longtemps que le "peuple de gauche" est très enrhumé ! D'ailleurs "peuple de gauche", ça fait très biblique. Je ne sais pas pourquoi, je l'imagine très bien en troupeau, traversant le désert avec Mélenchon à sa tête ! he

      • Lundi 5 Mars à 18:30

        Cette dénomination trimballée par les socialistes est assez bizarre comme si le peuple était uniquement à gauche et qu'il n'existerait pas un peuple de droite.

        Je salue votre réapparition. cool

    2
    Lundi 5 Mars à 18:32

    Voila donc pourquoi les "zadistes" de Notre-Dame-des-Landes recevaient d'avantage de marques de sympathie et de soutiens  de toutes sortes de la part des gens situés "à gauche" de l'"échiquier politique", que de ceux situés "à droite"...

    C.Q.F.D. !

      • Lundi 5 Mars à 18:37

        Ils ont peut-être abusé de la chimio-signalisation.

    3
    Lundi 5 Mars à 19:32

    Droite et gauche s'entendent sur un point: l'argent n'a pas d'odeur.

      • Lundi 5 Mars à 19:36

        Il n'a même plus celle du papier.

        Voici le commentaire que j'ai laissé sur votre dernier article : "Les anciens cahiers de doléances. Une révolution copernicienne". Je n'arrive plus à accéder à votre blog sauf par Google et pour laisser le commentaire on m'a demandé  mon adresse mail et un mot de passe...pourquoi faire simple...

    4
    Mardi 6 Mars à 08:24

    "Les anciens cahiers de doléances ..."? Aurais-je écrit un article sur ce sujet sans m'en rendre compte?

      • Mardi 6 Mars à 08:30

        Les marcheurs ne viendront-ils pas recueillir les doléances de chaque foyer comme les députés de la révolution de 1789 ?

    5
    Mardi 6 Mars à 11:37

    Pardon! Je n'avais ps compris.

    Les doléances de 1789 n'ont pas été vraiment prises en compte. On connaît la suite. J'ai bien peur qu'il en soit de même aujourd'hui.

      • Mardi 6 Mars à 11:44

        Une stratégie du "cause toujours", à moins que cela soit un projet de sondage d'opinion grandeur nature.

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